Conclusion

En renouvelant l’Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent en 2011, les gouvernements du Canada et du Québec ont réitéré leur engagement à collaborer activement à la protection et à la mise en valeur du Saint-Laurent. La durée de cette entente, 15 ans, constitue une première dans l’histoire du Plan d’action Saint-Laurent. Elle permet aux gouvernements de mettre en commun leurs ressources et leurs expertises à long terme pour la conservation de la biodiversité, la pérennité des usages et l’amélioration de la qualité de l’eau.

Plusieurs actions communes ont été réalisées au cours de la programmation 2011-2016 du Plan d’action Saint-Laurent. D’autres se poursuivront dans le cadre de la programmation 2016-2021. Ces cinq années de collaboration ont également mis en lumière des enjeux émergents. Ainsi, de nouveaux projets, par exemple liés au transport des hydrocarbures sur le Saint-Laurent, permettront d’y faire face dans les prochaines années.

La phase 2016-2021 sera également l’occasion pour les deux gouvernements de poursuivre leurs efforts afin d’assurer le suivi de l’état du Saint-Laurent et d’acquérir de nouvelles connaissances sur le système hydrologique complexe du fleuve. Les deux gouvernements continueront également à travailler à la mise en place de la gestion intégrée du Saint-Laurent, notamment par la mise sur pied de six nouvelles tables de concertation régionales.

Le chemin parcouru depuis le premier Plan d’action Saint-Laurent en 1988 est considérable. L’état du Saint-Laurent s’est amélioré, bien que les connaissances acquises ces dernières années nous présentent un fleuve à l’équilibre fragile. Globalement, les pressions sur l’écosystème demeurent, les intérêts sont de plus en plus variés et les enjeux ne cessent de se complexifier. Les défis à relever sont nombreux et la participation de tous sera essentielle.