Le Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026

Tourné vers l’avenir

En 1988, les gouvernements du Canada et du Québec ont entamé un travail de collaboration avec divers intervenants afin de conserver, restaurer, protéger et mettre en valeur le Saint-Laurent. Dans l’objectif de poursuivre ce travail tout en s’adaptant aux problématiques émergentes auxquelles le Saint-Laurent est confronté, les gouvernements du Canada et du Québec se sont engagés en 2011 à renouveler ce partenariat, le Plan d’action Saint-Laurent, pour une période de quinze ans. Ce plan est aussi connu sous le nom d’Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent.

Depuis 1988, cinq plans quinquennaux ont permis de coordonner les interventions gouvernementales sur le Saint-Laurent. Le présent document décrit les principaux projets réalisés de 2011 à 2016 dans le cadre du Plan d’action Saint-Laurent.

Entre 2011 et 2016, les gouvernements du Canada et du Québec ont investi, dans le cadre de cette Entente, plus de 43 millions et 16 millions respectivement, pour un total de près de 60 millions de dollars. Grâce à la mise en commun de l’expertise de spécialistes provenant des nombreux participants gouvernementaux, le plan d’action 2011-2016 a permis la réalisation de 43 projets communs axés autour de trois enjeux prioritaires : la conservation de la biodiversité, la pérennité des usages et l’amélioration de la qualité de l’eau.

Le PASL compte notamment un programme de financement, le programme Interactions communautaires (PIC), qui soutient la participation des communautés riveraines. Entre 2011 et 2016, 66 projets visant l’amélioration des écosystèmes, la conservation de la biodiversité, la pérennité des usages et l’amélioration de la qualité de l’eau ont ainsi été financés.

En plus de mettre en œuvre ces projets communs, le Plan d’action Saint-Laurent (PASL) a permis d’approfondir nos connaissances sur le Saint-Laurent. En effet, le programme Suivi de l’état du Saint-Laurent lancé en 2003 continue à jouer un rôle de premier plan en fournissant de l’information sur plus de 20 indicateurs portant entre autres sur la qualité de l’eau, les sédiments ou les ressources biologiques. Le troisième Portrait global de l’état du Saint-Laurent, publié en 2015, présente d’ailleurs le bilan de tous ces indicateurs.

Le nouveau programme Prévision numérique environnementale du Saint-Laurent permet également de mettre en commun l’expertise et les données des participants en couplant leurs modèles de prévision numérique. Ce programme permet d’améliorer les prévisions et de mieux comprendre le système hydrologique et l’écosystème du Saint-Laurent.

La mise en œuvre de la gestion intégrée du Saint-Laurent (GISL), s’est quant à elle concrétisée par la mise sur pied progressive, depuis 2012, de six tables de concertation régionales et la tenue du Forum Saint-Laurent, une rencontre annuelle des acteurs impliqués dans la protection et la mise en valeur du Saint-Laurent.

Le programme ZIP (zone d’intervention prioritaire), qui favorise la concertation des acteurs régionaux et permet de résoudre des problèmes locaux touchant le Saint-Laurent, s’est également poursuivi, à travers les activités des comités ZIP et de Stratégies Saint-Laurent (SSL).