Fleuve Action

Un Saint-Laurent en santé pour les générations futures

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À titre de coprésidents du Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026, nous nous adressons d’abord à vous pour vous féliciter de votre préoccupation pour l’avenir du Saint-Laurent qui s’est manifesté dès 2006 avec la Déclaration des jeunes sur l’eau adoptée lors du Sommet jeunesse sur l’eau et le fleuve Saint-Laurent. Cette déclaration démontre bien votre sensibilisation aux différents enjeux auxquels fait face le fleuve, un intérêt qui ne se dément pas au fil des années.

Les gouvernements du Canada et du Québec travaillent ensemble depuis plus de 25 ans à l’amélioration de l’état de l’écosystème du Saint-Laurent. Cette initiative, qui a débuté en 1988, a donné de nombreux résultats positifs. En voici quelques exemples : la pollution dans le Saint-Laurent a été réduite, la santé humaine est protégée et des habitats de différentes espèces animales ont été conservés ou réhabilités. D’ailleurs, le site Web du Plan d’action Saint-Laurent vous permet de découvrir, grâce à 121 cartes géographiques, des sites d’observation de la nature ainsi que des endroits où vous pouvez accéder au Saint-Laurent et y pratiquer des activités nautiques.

Les gens, et particulièrement les jeunes comme vous, sont plus sensibilisés que jamais à l’importance de protéger notre fleuve, grâce à différentes initiatives comme le concours « Mon fleuve et moi » de la Fondation Monique-Fitz-Back, un projet pédagogique qui s’adresse aux jeunes de toutes les régions du Québec.

Bien que le Saint-Laurent soit en meilleur état maintenant qu’il ne l’était il y a trente ans, il demeure vulnérable dans son ensemble. C’est d’ailleurs ce que confirme la plus récente édition du Portrait global de l'état du Saint-Laurent, une étude de 2014 qui présente un bilan de santé détaillé du grand fleuve. C’est la raison pour laquelle nos deux gouvernements ont amorcé la mise en oeuvre de la gestion intégrée du Saint-Laurent, c’est-à-dire une gestion axée sur la collaboration avec les communautés, les citoyens et les différents organismes actifs sur le territoire, afin de le conserver, de le protéger et de le mettre en valeur.

Pour ce faire, l’énergie, la motivation et la créativité des jeunes sont indispensables! Pour faire part de vos nouvelles idées ou pour vous impliquer concrètement dans la protection du Saint-Laurent, nous vous invitons à communiquer avec le Comité zone d’intervention prioritaire (ZIP) et le cas échéant, à la Table de concertation régionale de votre région, dont les coordonnées se trouvent sur le site du Plan d’action Saint-Laurent.

Philippe Morel
Coprésident pour le Canada
Plan d’action Saint-Laurent
Directeur régional général Environnement Canada

Jacques Dupont
Coprésident pour le Québec
Plan d’action Saint-Laurent
Sous-ministre adjoint à l’eau, à l’expertise et aux évaluations environnementales
Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques

Le magazine Fleuve action a été réalisé dans le cadre du Plan d’action Saint-Laurent. Ce plan est une collaboration des gouvernements du Canada et du Québec avec divers collaborateurs afin de conserver, restaurer, protéger et mettre en valeur le fleuve Saint-Laurent.

La deuxième édition de la présente revue constitue la révision et la mise à jour du document d’origine produit par Environnement Canada dans le cadre du Plan Saint-Laurent.

Ont contribué à la deuxième édition :
Recherche et rédaction : Ève Harbour-Marsan
Mise en page : Valérie Brunet et Jessyca Desjardins
Validation du contenu scientifique : Louise Bussières, Louise Champoux, Sylvain Deland, Isabelle Desjardins, Pascale Dombrowski, Isabel Julian, Yvan Lambert, Chantal Lepire, Remi Plourde, Sylvi Racine, Jean-François Rail
Coordination : Ann Dacres

Remerciements à : Marie Beauchamp, Nancy Charland, Julie Clavet-Drolet, Anie Cyr, Christopher Ladd, Jean Langlais, Heather McNabb, Jérôme Normand, Nathalie Piedboeuf, Jean-Patrick Toussaint, Sophie-Anne Tremblay et à tous les photographes qui ont collaboré à cette publication.

Portrait de l'écosystème

Grands Lacs et Saint-Laurent

Une carte de l’Ontario, du Québec, du Nouveau-Brunswick et du nord des États-Unis indiquant l’emplacement des Grands Lacs, ainsi que le tronçon fluvial, l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent.
CARTE : © ENVIRONNEMENT CANADA

Les Grands Lacs et le Saint-Laurent forment un écosystème unique au monde de par sa superficie et sa richesse écologique. Le bassin versant des Grands Lacs et du Saint-Laurent s’étend sur 1 610 000 kilomètres carrés et abrite des milliers d’espèces animales et végétales.

Une richesse exceptionnelle

Les Grands Lacs et le Saint-Laurent grouillent de vie. Si cet écosystème héberge à la fois des étoiles de mer, des brochets, des quenouilles et des algues marines, c’est que les conditions de vie varient tout au long de son cours.

En effet, une foule de facteurs, tels que la température, la salinité, la présence de marées et la nature des sédiments, influent sur la répartition de la faune et de la flore.

Cette richesse écologique profite à tous, notamment aux pêcheurs sportifs et commerciaux, ainsi qu’aux amants de la nature et à l’industrie du tourisme.

Le savais-tu?

L’écosystème des Grands Lacs et du Saint-Laurent occupe une place de choix dans nos vies.
Pensons-y un peu...

  • Il est source d'eau potable, de nourriture (poissons et fruits de mer) et d’hydroélectricité.
  • Il permet aux navigateurs de plaisance, aux baigneurs et aux amateurs de plein air de pratiquer leurs loisirs.
  • Il procure un gagne-pain aux gens œuvrant dans des domaines aussi variés que les transports maritimes, la pêche et le tourisme.
  • Il a inspiré de nombreux créateurs: cinéastes, peintres, photographes et romanciers.

Et vous? Quel rôle les Grands Lacs et le Saint-Laurent jouent-ils dans votre quotidien?

JEU : Combien d’espèces de plantes et d’animaux les Grands Lacs et le Saint-Laurent renferment-ils?

On a recensé plus de 1,2 million d’espèces végétales et animales sur la planète. Les scientifiques croient qu’il en reste des millions à découvrir. Les études les plus récentes nous indiquent qu’il y aurait environ 8,7 millions d’espèces vivantes sur Terre!

Qu’en est-il des Grands Lacs et du Saint-Laurent?

Pour savoir combien d’espèces de plantes et d’animaux les Grands Lacs et le Saint-Laurent renferment, résous les équations suivantes :

Grands Lacs : 660 + 2870 - 30 = ?

Saint-Laurent : (2100 x 12) + 1000 + (4300 - 3500) = ?

Réponse

Changements climatiques

Enjeu : Contamination d’eau

Savais-tu que la deuxième source d’eau douce en importance au monde, après le lac Baïkal en Sibérie, se trouve dans les Grands Lacs? Ils représentent environ 18 % des réserves mondiales! Comme ce trésor vital est au coeur d’une zone très peuplée, il est encore plus important de veiller à la qualité de nos Grands Lacs. Malheureusement, les changements climatiques affectent la qualité de l’eau de nombreuses façons. Par exemple, la hausse de la température de l’eau pourrait favoriser la croissance des algues et des bactéries qui pourraient accroître le nombre de maladies liées à l’eau. Une eau contaminée ne serait évidemment pas bonne à boire, mais elle pourrait aussi rendre la baignade dangereuse pour la santé, ce qui entraînerait la fermeture de plages.

Les liens entre les Grands Lacs et le Saint-Laurent

Les Grands Lacs et le Saint-Laurent sont intimement liés. Les cinq lacs se suivent en escalier : le lac Supérieur a l’altitude la plus haute (183 m au-dessus du niveau de la mer) et le lac Ontario, la plus basse (74 m au-dessus du niveau de la mer). Naturellement, l’eau suit la pente et s’écoule des Grands Lacs vers le fleuve et l’océan Atlantique, entraînant avec elle des organismes vivants, mais aussi de nombreux polluants.

Une carte des cinq Grands Lacs : le lac Supérieur, le lac Michigan, le lac Huron, le lac Érié et le lac Ontario.
CARTE : © ENVIRONNEMENT CANADA

Longueur des Grands Lacs et du Saint-Laurent : 3 260 km

Lacs Longueur
(km)
Largeur
(km)
Profondeur maximale
(m)
Volume
(km cubes)
Supérieur 563 257 406 12 100
Michigan 494 190 282 4 920
Huron 332 245 229 3 580
Érié 388 92 84 484
Ontario 311 85 244 1 640

L'écosystème des Grands Lacs, du Saint-Laurent et d’autres Fleuves du monde

Le savais-tu?

Les Grands Lacs sont si vastes qu’on peut les apercevoir de la Lune. Leur surface couvre l’équivalent de la moitié de la superficie du Québec!

Longueur (km)

  • 1 er - Nil (6 670)
  • 2 ème - Amazone (6 570)
  • ...
  • 17 ème - Saint-Laurent Grand Lacs (3 260)

Débit moyen annuel (m³/s)

  • 1 er - Amazone (175 000)
  • 2 ème - Zaïre (39 200)
  • ...
  • 15 ème - Saint-Laurent Grand Lacs (12 600*)

* 12 600 m3/s, c’est assez pour remplir cinq piscines olympiques et demi en une seconde!

Aperçu de la formation des Grands Lacs et du Saint-Laurent

Il y a 20 000 ans, époque à laquelle la dernière glaciation était à son maximum, presque tout le Canada gisait sous d’immenses glaciers d’un à trois kilomètres d’épaisseur. Les Grands Lacs et le Saint-Laurent se sont formés au cours et à la suite de cet épisode glaciaire.

Une carte illustrée de l’Amérique du Nord et du Groenland comme ils paraissaient il y a 20 000 ans, sur laquelle presque tout le Canada et le nord des États-Unis gisent sous des glaciers.
ILLUSTRATION : JACQUES GOLDSTYN

Formation des Grands Lacs

Tels des bulldozers, les glaciers ont creusé de vastes cuvettes dans le sol en se déplaçant. Puis, sous l’effet d’un réchauffement, la glace a commencé à fondre et à remplir les cuvettes. Les Grands Lacs sont nés.

Une carte illustrée de l’Amérique du Nord et du Groenland, comme ils paraissaient il y a 11 000 ans, sur laquelle presque tout le territoire au nord des Grands Lacs git sous des glaciers en recul.
ILLUSTRATION : JACQUES GOLDSTYN

Formation du Saint-Laurent

Il y a 11 000 ans, la fonte des glaciers a fait monter le niveau de l’Atlantique. Par conséquent, l’eau salée a inondé les terres provoquant la formation de la mer de Champlain (entre Ottawa et Québec) et de la mer de Goldthwait (en aval de Québec). Avec le temps, le continent s’est relevé comme une balle enfoncée qui retrouve sa forme, car il a été libéré du poids des glaces. Résultat : l’eau salée ne pénétrait plus au-delà de Québec, et la mer de Champlain, diminuant en taille, est devenue le lac à Lampsilis. Il y a 5 000 ans, le niveau du lac à Lampsilis, ancêtre du lac Saint-Pierre, a baissé, et le Saint-Laurent a pris sa place actuelle dans le paysage.

Une carte illustrée courante de l’Amérique du Nord et du Groenland, indiquant qu’aujourd’hui, le Groenland est le seul endroit où il y a d’importants glaciers.
ILLUSTRATION : JACQUES GOLDSTYN

JEU : Complète la phrase suivante :

Les Grands Lacs contiennent ______ % des réserves d’eau douce de la planète dont seulement 1% est renouvelable. Pour trouver la réponse, repère toutes les paires de nombres dont la somme est de 60 et trace un X dessus. Le nombre qui reste constitue la réponse.

Réponse
22, 4, 38, 30, 56, 5, 28, 20, 10, 13, 50, 32, 55, 37, 21, 30, 18, 23, 47, 39

Les changements climatiques d’hier à aujourd’hui

Aujourd’hui encore, le climat influe grandement sur l'écosystème des Grands Lacs et du Saint-Laurent. Depuis quelques années, le réchauffement de la planète est responsable, entre autres, d’une baisse du niveau des Grands Lacs et du Saint-Laurent en amont de Québec. Ce phénomène est susceptible de nuire aux milieux humides, à la navigation et à l’approvisionnement en eau potable. Dans l'estuaire et le golfe, on remarque plutôt une élévation du niveau de l’eau qui gruge les berges, phénomène qui menace les routes, les forêts et les villages riverains. .

JEU : Pourquoi notre fleuve s’appelle-t-il Saint-Laurent?

Le 10 août 1535, Jacques Cartier nomme une anse située près du site actuel de Havre-Saint-Pierre, «baye Saint Laurens», parce que c’était le jour de la Saint-Laurent. Quelques années plus tard, des traducteurs ont cru que le nom Saint-Laurent s’appliquait au golfe tout entier. Puis en 1613, le cartographe Samuel de Champlain étend ce nom à l’ensemble du cours d’eau. Bien avant Cartier, certains amérindiens avaient baptisé le fleuve « Magtogoek ».

Pour savoir ce que ce mot signifie, utilise le code secret ci-dessous :

  • A = 1
  • B = 2
  • C = 3
  • D = 4
  • E = 5
  • F = 6
  • G = 7
  • H = 8
  • I = 9
  • J = 10
  • K = 11
  • L = 12
  • M = 13
  • N = 14
  • O = 15
  • P = 16
  • Q = 17
  • R = 18
  • S = 19
  • T = 20
  • U = 21
  • V = 22
  • W = 23
  • X = 24
  • Y = 25
  • Z = 26

12, 5, 3, 8, 5, 13, 9, 14.
Réponse: ________________________________________

17, 21, 9, 13, 1, 18, 3, 8, 5.
Réponse: ________________________________________

Réponse

Des trésors à chérir

La tortue géographique

Son nom fait référence aux dessins jaune pâle qui ornent sa carapace et qui rappellent les lignes d’une carte géographique. Cette tortue vit surtout la nuit, passant le plus clair de la journée à dormir au soleil, installée sur un rocher. Elle est cependant très farouche et plonge dans l’eau à la moindre alerte. On peut l’observer dans les lacs et les rivières des États-Unis et du sud du Québec et de l’Ontario.

Une photo d’une tortue géographique, ainsi désignée en raison de la présence de lignes jaune ou orange  qui ressemblent aux lignes de contour d’une carte  sur sa carapace olive foncé. La tortue présente aussi un dessin complexe de lignes jaune clair sur sa tête et ses pattes.
PHOTO : © RYAN M. BOLTON

Étonnant!!!

On peut dire que le Saint-Laurent est à la fois jeune et vieux... Il est jeune parce qu’il s’est formé lors de la dernière glaciation.

Il est vieux parce qu’il est situé sur une faille très ancienne formée il y a environ 450 millions d’années, la faille de Logan.

Aujourd’hui, les peuples autochtones ont encore une forte présence le long du Saint-Laurent!

Un peu d’histoire...

Les Autochtones ont été les premiers à profiter des richesses des Grands Lacs et du Saint-Laurent, qu’il s’agisse de l’eau, du gibier, du poisson ou des mammifères marins.

De plus, ces voies d’eau constituaient leur principal axe de transport, ce qui leur a permis d’échanger des fourrures, de la farine de maïs, des fruits séchés et des médicaments.

Une carte de 17 régions administrative de la province de Québec, indiquant les emplacements des 11 collectivités des Premières Nations et des Inuit.
CARTE : SECRÉTARIAT AUX AFFAIRES AUTOCHTONES, GOUVERNEMENT DU QUÉBEC

Pourquoi l’humanité devrait-elle préserver la biodiversité?

Plus les organismes vivants sont variés, meilleures sont nos chances de bénéficier d’eau et d’air purs, de développer de nouvelles cultures, de trouver des organismes capables de combattre les ravageurs ou de produire les ingrédients de nouveaux médicaments. Malheureusement, de nombreux problèmes menacent la biodiversité, notamment la pollution, la dégradation des habitats, l’introduction d’espèces exotiques, les changements climatiques et la surconsommation des ressources.

Les changements climatiques

Responsable du réchauffement planétaire, la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère a considérablement augmenté à cause de l’activité humaine. Dans l’hémisphère Nord, il est probable que la période entre 1983 et 2012 ait été la plus chaude depuis 1 400 ans. Chaque décennie de cette période a été plus chaude que celle qui l’a précédée! D’ici 2050, la température du sud du Québec devrait encore s’élever de 2 à 3,2 °C. Cette augmentation de la température à la surface de la Terre provoque déjà la fonte accélérée des glaciers et le réchauffement des océans. Ces phénomènes entraînent la hausse du niveau des mers. On remarque, en divers points du globe, une augmentation du nombre d’inondations, de précipitations intenses ou de sécheresses. Ces contrecoups mettent à risque notre santé et notre sécurité. De plus en plus, nous devrons adapter notre façon de vivre aux bouleversements qu’occasionnent les changements climatiques sur l’équilibre de notre société, de notre environnement et de notre économie.

Cormoran à aigrettes

Les Cormorans à aigrettes se retrouvent aussi bien dans les eaux salées et saumâtres que douces de tout l’écosystème Grands Lacs – Saint-Laurent. Après une période de déclin important à la suite des effets dévastateurs de la pollution, la population a augmenté depuis les années 1980 à tel point que la forte densité de certaines colonies pourrait aujourd’hui devenir problématique. Au lac Saint-Pierre, le nombre élevé de cormorans menace les poissons comme la perchaude.

Une photo du cormoran à aigrettes perché sur une branche isolée. Il s’agit d’un grand oiseau marin, à cou long et à corps trapu. L’envergure de ses ailes peut atteindre plus d’un mètre, et il a un bec crochu de taille moyenne de couleur jaune.
PHOTO : JOHN MOSESSO JR.

Intrus dans l’écosystème : espèces exotiques envahissantes

Depuis 200 ans, environ 163 espèces exotiques envahissantes (EEE) ont envahi les Grands Lacs. De ce nombre, au moins 85 espèces ont atteint le Saint-Laurent en empruntant sa voie maritime. Véritables dangers pour la biodiversité, elles menacent les espèces indigènes, les espèces en péril, et même la santé humaine. De plus, les changements climatiques accentuent l’envahissement parce qu’ils fragilisent les espèces indigènes.

Une bonne partie de l’économie d’une région est souvent basée sur les ressources animales et végétales qu’on y exploite. Si une espèce exotique vient envahir les écosystèmes, l’agriculture, la foresterie ou la pêche peuvent en souffrir grandement. Même les infrastructures, comme les ponts ou les prises d’eau potable peuvent être endommagées aux frais des municipalités qui devront également investir pour minimiser les dégâts futurs. Pour une petite municipalité, cela peut représenter des coûts astronomiques. Aussi, la présence d’EEE dans un lac par exemple peut faire diminuer la valeur des propriétés riveraines. Elles peuvent aussi nuire à la pratique d’activités nautiques, en plus d’être des vecteurs de maladies et de parasites.

Puce d'eau en hameçon

Une illustration de la puce d’eau en hameçon, identifiable par sa poche de couvée allongée et la loupe distincte au bout de sa queue épineuse.
ILLUSTRATION : ODÉLIE BERNARD-LABELLE © ENVIRONNEMENT CANADA.

Cladocère épineux

Une illustration du cladocère épineux, identifiable par sa poche à couvée bulbeuse et les épines sur sa queue.
ILLUSTRATION : ODÉLIE BERNARD-LABELLE © ENVIRONNEMENT CANADA.
  • Lieu : Grands Lacs, aux portes du Québec
  • Origine : Région pontocaspienne
  • Description physique : Mesurent moins de 1,5 cm; munis d'une longue queue qui fait de 60 % à 80 % de leur taille.
  • Caractéristiques : Les femelles peuvent se reproduire de manière asexuée et engendrer seules une colonie.
  • Impacts : Se fixent aux lignes et aux filets de pêche en plus d'entrainer un déséquilibre dans la chaîne alimentaire parce qu'ils consomment d'abondantes quantités de zooplancton.
  • Actions :
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau examiné avec une loupe.
    Icône – « Symbole d'interdiction » (cercle et ligne diagonale) indiquant un aquarium sur une voiture.
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau dont l’eau de ballast est drainée.
  • Icône – Symbole d’un porte-voix. Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) au 1-877-346-6763

Carpes asiatiques

Une photo d’une carpe de roseau, un très gros poisson. Ce poisson est de couleur jaune argenté et a de grandes écailles légèrement en saillie sur son corps. Il a une tête sans écailles.
ILLUSTRATION : FLORIDA FISH AND WILDLIFE CONSERVATION COMMISSION ARCHIVE, BUGWOOD.ORG.
Carpe à grosse tête, carpe argentée, carpe noire et carpe de roseau
  • Lieu : Aux portes du Québec
  • Origine : Asie
  • Description physique : Taille imposante pouvant aller jusqu'à deux mètres de longueur et un poids jusqu'à 50 kg.
  • Caractéristiques : À cause de leur taille, elles ont très peu de prédateurs. La carpe argentée peut sauter jusqu'à un mètre de haut et sérieusement blesser un plaisancier.
  • Impacts : Mangent jusqu'à 20% de leur poids et perturbent l'équilibre du réseau trophique aquatique et l'habitat d'autres espèces de poissons. Impacts irréversibles à l'économie et aux écosystèmes aquatiques.
  • Actions :
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau examiné avec une loupe.
    Icône – « Symbole d'interdiction » (cercle et ligne diagonale) indiquant un aquarium sur une voiture.
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau dont l’eau de ballast est drainée.
  • Icône – Symbole d’un porte-voix. MFFP au 1-877-346-6763

Septicémie hémorragique virale (SHV)

Une photo d’un poisson infecté par la septicémie hémorragique. Il présente des symptômes visibles, notamment des yeux en saillie et un saignement autour de ceux-ci.
PHOTO : ARCHIVE DU GEOLOGICAL SURVEY DES ÉTATS-UNIS (USGS).
  • Lieu: Grands Lacs, aux portes du Québec
  • Origine: S. O.
  • Description physique: Les poissons infectés peuvent avoir les yeux exorbités, des saignements autour des yeux, des branchies décolorées, un corps noirci, un ventre protubérant, parfois aucun symptôme.
  • Caractéristiques: Virus transmis lors de contacts entre des poissons sains et infectés. Peut être introduit par de l'eau contaminée. Le virus pénètre par les branchies ou les blessures présentes à la surface du corps.
  • Impacts: Plusieurs espèces qui peuvent être affectées par le SHV sont prises par les activités de pêche sportive.
  • Actions :
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau examiné avec une loupe.
    Icône – « Symbole d'interdiction » (cercle et ligne diagonale) indiquant un aquarium sur une voiture.
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau dont l’eau de ballast est drainée.
  • Icône – Symbole d’un porte-voix. MFFP au 1-877-346-6763

Portrait du tronçon fluvial

Une carte du tronçon fluvial du Saint-Laurent, qui s’étend de Cornwall, en Ontario, jusqu’au bord est du lac Saint-Pierre, au Québec.
CARTE : © ENVIRONNEMENT CANADA

Dans le tronçon fluvial, les zones d’eaux calmes sont entrecoupées de zones d’eaux turbulentes. À certains endroits, le fleuve s’étale pour former de grands lacs peu profonds que l’on appelle lacs fluviaux; c’est le cas des lacs Saint-François, Saint-Louis et Saint-Pierre. À d’autres endroits, il coule dans des passages étroits donnant naissance à des rapides.

Caractéristiques physiques

  • Longueur: 400 km
  • Largeur: 14 km
  • Profondeur maximale: 12 mètres
  • Présence de marées: non
  • Salinité: eau douce

Dans le tronçon fluvial, le fleuve se compose d’une douzaine de masses d’eau provenant des Grands Lacs et des affluents. Ces masses coulent les unes à côté des autres, car le débit de la masse d’eau principale, c’est-à-dire les Grands Lacs, est très fort, ce qui pousse les autres en bordure du fleuve. Ces diverses masses d’eau possèdent des caractéristiques propres telles que leur couleur et leur température. Elles s’amalgament sous l’effet des marées lorsqu’elles parviennent dans l’estuaire.

Principaux usages

On dénombre peu de plages au lac Saint-Pierre, car en plusieurs endroits, l’eau contient trop de bactéries pour permettre la baignade.

Que risque-t-on à se baigner dans une eau de mauvaise qualité?

On risque d’avoir une gastroentérite ou des infections de l’oreille (otite), de la peau ou de l’oeil. Il existe quelques endroits où l’eau est assez propre pour accueillir les baigneurs, notamment au lac Saint-François, au Cap-Saint-Jacques et à Oka (lac des Deux-Montagnes).

Pour plus de renseignements sur la qualité de l’eau dans la région de Montréal, consultez le site Web du Réseau de suivi du milieu aquatique : rsma.qc.ca

De nombreuses municipalités riveraines trouvent leur source d’eau potable dans le tronçon fluvial. Le secteur d’eau douce du Saint-Laurent approvisionne ainsi plus de trois millions de Québécois! Chaque jour, plus de deux milliards de litres d’eau sont tirés du fleuve. Avant d’être bue, cette eau doit être débarrassée des bactéries et de certaines impuretés par les usines de filtration.

Principaux usages

C’est au lac Saint-Pierre qu’on retrouve le plus grand nombre de pêcheurs commerciaux en eau douce. Ils exploitent surtout la barbotte brune, la perchaude, l’anguille et l’esturgeon jaune.

La pêche sportive au brochet, à la perchaude, au doré et à l’achigan est très populaire Mangeriez-vous le poisson du fleuve? Avant de le faire, consultez le Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce (référence en bas de page). Il indique à quelle fréquence consommer le poisson selon la taille et l’espèce. Les espèces qui se nourrissent d’autres poissons, comme le doré, sont plus contaminées que celles qui mangent des insectes. C’est le phénomène de la bioamplification.

JEU : Charades sur les poissons d’eau douce

Mon nom est composé de deux notes de musique.
Qui suis-je?

Cette photo présente une vue ventrolatérale d’un poisson allongé, de couleur dorée. Ses flancs portent des bandes indistinctes plus foncées et sont plus pâles que son dos. Son ventre est blanc.
PHOTO : © ENVIRONNEMENT CANADA

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Mon premier est le nom d’un accessoire porté sur le visage.
Mon second est une voyelle.
Mon troisième est une négation.
Mon dernier est le nom d’un oiseau.
Qui suis-je?

Photo présentant la vue latérale d’un poisson élancé, de coloration verdâtre sur le dos et aux flancs et ventre blanc argenté.   Sur sa peau se succèdent une vingtaine de bandes verticales grises.  Sa tête est longue et aplatie, sa mâchoire inférieure dépasse légèrement le bout de son museau. Sa queue se termine par des pointes bien définies.
PHOTO : © ENVIRONNEMENT CANADA

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Réponse

La navigation commerciale

Une photo du barrage hydroélectrique de Moses-Saunders. Nous pouvons clairement voir le drapeau canadien et une équipe de travail sur le barrage. Des tours d’hydrotransmission et des lignes électriques apparaissent en arrière-plan.
PHOTO : CEEDUB13, CC BY 2.0, SUR FLICKR

Barrage Moses-Saunders d’une longueur de près de 1 km

Le Saint-Laurent relie les Grands Lacs à l’océan Atlantique en un trait de scie presque parfait. Longue de 3 700 km, cette voie de navigation mène au coeur de l’Amérique du Nord, une région où habitent environ 100 millions de personnes.

La gestion des niveaux d’eau

Le niveau des cours d’eau peut varier beaucoup au gré des conditions météorologiques.

Les propriétaires riverains victimes d’inondations en savent quelque chose! Depuis 1963, le niveau du lac Ontario et du fleuve, en amont du lac Saint-Pierre est régularisé au moyen de barrages, dont le plus important est le barrage Moses- Saunders. Il traverse le fleuve entre Cornwall (Ontario) et Massena (New York).

L’organisme qui gère les niveaux d’eau en amont et en aval du lac Ontario est la Commission mixte internationale (CMI); elle compte des représentants canadiens, américains et autochtones.

La CMI a une tâche difficile, soit celle de concilier les besoins (souvent divergents) des navigateurs, des producteurs d’hydroélectricité et des riverains.

Montréal est le plus grand port à conteneurs au Canada. Chaque année, on y en manutentionne plus d'un million!

La navigation

Chaque baisse de 30 cm du niveau d’eau exige de réduire d’environ 5 % la cargaison d’un porte-conteneurs. Pour compenser, il faut multiplier les trajets, accentuant ainsi l’impact de la navigation sur le fleuve comme l'érosion des berges. De plus, dans une eau moins profonde, les remous créés par les navires remettent en suspension des sédiments contaminés enfouis dans la vase depuis longtemps, entraînant la détérioration de la qualité de l’eau.

JEU : Peux-tu identifier ces trois navires en examinant leur silhouette et en consultant les indices ?

Pétrolier
étrave élancée passerelle au milieu du pont.

Cargo océanique
étrave élancé mâts de charge sur le pont.

Laquier
proue (devant) pont plat timonerie placée à l’avant.

Une illustration d’un navire long mais étroit dont le pont se trouve dans la proue et le quai est très plat de plus d’être muni d’écoutilles de chargement.
ILLUSTRATION : LUCIE BENOIT

A) Réponse: ________________________________________

Une illustration d’un très grand navire ayant des grues sur son quai ainsi qu’une large timonerie vers la poupe.
ILLUSTRATION : LUCIE BENOIT

B) Réponse: ________________________________________

Une illustration d’un très grand navire ayant des grues sur son quai ainsi qu’une large timonerie vers la poupe.
ILLUSTRATION : LUCIE BENOIT

C) Réponse: ________________________________________

Réponse

En 2001, l’UNESCO a intégré le lac Saint-Pierre dans son Réseau mondial des réserves de biosphères en raison de son caractère unique. Ce vaste milieu humide a une valeur écologique importante, car il abrite une grande variété de végétaux et d’animaux.

À la Grande Île, par exemple, on retrouve plus de 1 000 nids de Grands Hérons. C’est la plus importante colonie de cette espèce au Québec et probablement dans le monde!

Le lac Saint-Pierre permet à de nombreuses espèces animales de s’alimenter et de se reproduire; c’est un garde-manger et une pouponnière de premier choix! En plus de limiter les inondations, ses marais oxygènent et épurent l’eau. Ce sont les poumons et les reins du fleuve!

Réserve de biosphère

Une réserve de biosphère est une zone pilote qui tente de concilier enrichissement et conservation de la biodiversité, où hommes, entreprises et gouvernements se sont engagés à vivre en harmonie avec la nature. Désignés par l’UNESCO, ces sites représentent un intérêt écologique majeur et permettent la mise sur pied d’activités économiques durables, respectueuses de l’environnement et favorisant la biodiversité. Au Canada, 16 sites font partie du Réseau mondial des réserves de biosphère de l’UNESCO, qui en compte environ 600.

Des trésors à chérir

Le Grand Héron

Une photo d’un grand héron pataugeant dans de l’eau peu profonde. Ce grand oiseau se distingue par sa coloration bleu ardoise, son cou sinueux, un grand bec jaunâtre et de longues pattes, ainsi que par les plumes noires sur sa couronne.
PHOTO : MICHEL LEBLOND @ LEQUEBECENIMAGE, CCDMD

Doté de longues pattes pouvant atteindre 60 cm, le Grand Héron est le plus grand échassier du Canada. Ainsi, perché si haut, il arpente les marais à la recherche de nourriture. Patient, il peut rester plusieurs minutes immobile en attendant le passage d’un poisson. Lorsqu’enfin la proie se présente, grâce à la détente rapide de son long cou, le héron projette son bec dans l’eau pour l’attraper. Les hérons vivent en couple et les deux parents s’occupent à tour de rôle des héronneaux.

La pontédérie à feuilles en coeur

Cette image d’une pontédérie en feuille de cœur, une plante indigène, illustre la description accompagnante.
PHOTO : CAROLINE SAVAGE © ENVIRONNEMENT CANADA

La pontédérie à feuilles en coeur est une plante vivace. Elle se reconnaît facilement à la forme de ses feuilles et à ses fleurs violettes regroupées en épi en haut d’une longue tige. Elle pousse dans l’eau. On en retrouve de grandes colonies dans les marais et les milieux humides. Elle peut servir de cachette aux poissons, comme le brochet qui se glisse entre ses tiges et ses feuilles immergées

La sagittaire

Cette image de la sagittaire, une plante indigène, illustre la description accompagnante.
PHOTO : CAROLINE SAVAGE © ENVIRONNEMENT CANADA

Avec ses grandes feuilles en forme de flèche, elle pousse en eau peu profonde, créant des bandes de végétation très dense. Sa fleur se compose de trois pétales blancs. La sagittaire fait le délice des castors et des rats musqués qui mangent toute la plante, mais aussi des humains qui peuvent en consommer les racines comme des pommes de terre.

La Bernache du Canada

Une photo de deux bernaches du Canada parmi des plantes aquatiques d’un cours d’eau. La bernache du Canada se distingue par sa tête et son cou noirs, sa jugulaire blanche, et son corps brun.
PHOTO : JEAN RODRIGUE © ENVIRONNEMENT CANADA

Lors des migrations de printemps et d’automne, les bernaches se déplacent par bandes de plusieurs centaines, voire de milliers d’individus. En vol, elles s’organisent pour former un long « V » irrégulier, une pratique qui leur permet d’économiser leurs forces. Les bernaches peuvent ainsi parcourir 1 000 km en une seule journée. La Bernache du Canada est fidèle. Elle gardera le même compagnon toute sa vie et retournera chaque année au même site de nidification.

JEU : Identifie le lieu

Le fleuve Saint-Laurent renferme les plus importants rapides de l’est de l’Amérique du nord.

Pour connaître leur nom, trace un X sur les lettres qui apparaissent deux fois ou trois fois dans la grille. Puis, replace les lettres restantes dans le bon ordre.

L, k, E, K, B, P, Y, V, O, D, V, O, A, B, N, G, J, I, J, P, Y, V, S, K, C, B, G, S, D, H.

Réponse: ________________________________________

Réponse

Espèces exotiques envahissantes

Tortue à oreilles rouges

Une photo de la tortue à oreilles rouges, une tortue de compagnie courante qui est populaire en raison de la coloration vert brillant de sa carapace lorsqu’elle est jeune et qui noircit avec l’âge ainsi que ses taches rouge clair derrière les yeux. Son plastron (ventre) est jaune alors que sa peau est rayée de jaune et de vert.
PHOTO : JOY VIOLA, NORTHEASTERN UNIVERSITY, BUGWOOD.ORG
  • Lieu: Eaux douces de l’écosystème Grands Lacs – Saint-Laurent
  • Origine: États-Unis
  • Description physique: Tache rougeâtre derrière les yeux et lignes jaunes sur la peau.
  • Caractéristiques: Reptile d’eau douce et animal ectotherme. Très tolérante et s’adapte facilement.
  • Impacts: Rivalise et peut être agressive avec les espèces indigènes pour obtenir les mêmes sites de ponte et de nourriture, et la même place au soleil pour se réchauffer.
  • Actions :
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau examiné avec une loupe.
    Icône – « Symbole d'interdiction » (cercle et ligne diagonale) indiquant un aquarium sur une voiture.
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau dont l’eau de ballast est drainée.
    Icône – « Symbole d’interdiction” (cercle et ligne diagonale) indiquant une personne libérant une tortue de compagnie.
  • Icône – Symbole d’un porte-voix. Atlas des amphibiens reptiles du Québec (AARQ) aarq@ecomuseum.ca
    MFFP au 1-877-346-6763

Châtaigne d’eau

Une photo d’une corme de châtaigne d’eau. Cette corme est de forme triangulaire, de couleur brun verdâtre pâle, avec des épines piquantes et barbelées.
PHOTO : STEVE HURST @ USDA-NRCS PLANTS DATABASE
  • Lieu: Eaux douces de l’écosystème Grands Lacs – Saint-Laurent. Milieux aquatiques peu profonds et faibles courants. P. ex. : Rivières du Sud, Richelieu et des Outaouais et lac des Deux-Montagnes.
  • Origine: Asie, Europe, Afrique
  • Description physique: Forme un tapis à la surface des eaux. Feuilles triangulaires.
  • Caractéristiques: Espèce végétale très préoccupante.
  • Impacts: Prive de lumière et d’oxygène les autres organismes aquatiques. Élimine d’autres plantes indigènes. Restreint l’accès à certains cours d’eau et nuit à la pêche. Au fond de l’eau, les épines des noix de la châtaigne blessent les animaux et les baigneurs.
  • Actions :
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau examiné avec une loupe.
    Icône – « Symbole d'interdiction » (cercle et ligne diagonale) indiquant un aquarium sur une voiture.
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau dont l’eau de ballast est drainée.
  • Icône – Symbole d’un porte-voix. MFFP au 1-877-346-6763

Gobie à taches noires

Une photo d’une gobie à taches noires. Ce poisson invasif est tacheté, de couleur olive brunâtre et a un nez arrondi. Cette espèce se distingue aussi par une tache noire sur la première nageoire dorsale.
PHOTO : PETER VAN DER SLUIJS,CC-BY-SA-3.0, SUR WIKIMEDIA COMMONS
  • Lieu: Eaux douces de l’écosystème Grands Lacs – Saint-Laurent
  • Origine:Région pontocaspienne et Asie
  • Description physique: Tache noire sur sa nageoire dorsale. Nageoires pectorales fusionnées.
  • Caractéristiques: Peut être porteur du virus SHV et donner la mort aux autres poissons. Agressif, territorial, et peut manger les oeufs et les jeunes d’autres espèces indigènes. Peut se nourrir aussi d’insectes et de plantes.
  • Impacts: Occasionne une diminution des stocks de poissons locaux et nuit à la qualité de la pêche.
  • Actions :
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau examiné avec une loupe.
    Icône – « Symbole d'interdiction » (cercle et ligne diagonale) indiquant un aquarium sur une voiture.
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau dont l’eau de ballast est drainée.
  • Icône – Symbole d’un porte-voix. MFFP au 1-877-346-6763

Changements climatiques

Enjeu : transport maritime

Savais-tu que les changements climatiques influencent aussi tes espadrilles? Elles ont voyagé par bateau avant d’arriver jusqu’au commerce où tu les as achetées. Pour que ces navires puissent circuler sans problème, le fleuve Saint-Laurent doit avoir une profondeur minimale pour éviter que leur coque ne racle le fond! Pour remédier à la baisse du niveau de l’eau, les installations comme les digues, les barrages et les écluses sont des moyens à privilégier parce qu’ils permettent de contrôler le niveau des eaux sur commande. Le dragage est aussi une solution qui est utilisée à l’heure actuelle, mais ce moyen a des conséquences néfastes sur l’environnement parce qu’il ramène à la surface des contaminants contenus dans les sédiments et fait baisser le niveau d’eau de part et d’autre du chenal.

Pressions sur le milieu

L’aménagement des îles Notre-Dame et Sainte-Hélène pour la tenue de l’Expo 67 a nui à la reproduction de l’alose savoureuse, du bar rayé et de l’esturgeon noir.

Les rives sont très peuplées et très industrialisées. Le tronçon fluvial est situé dans la partie du Québec la plus densément peuplée; 45 % de la population du Québec vit dans la région de Montréal.

L’aménagement de la Voie maritime du Saint-Laurent et la construction de barrages ont dégradé l’habitat de nombreuses espèces de poissons.

Une grande partie des berges a été dénaturée par la construction de routes, de ports et d’habitations.

De nombreuses berges sont érodées par les vagues qu’engendre le passage des navires, un phénomène appelé « batillage ».

On trouve sur les deux rives du fleuve d'importantes zones agricoles qui sont une grande source de pollution.

Pour empêcher ces vagues de « grignoter » le rivage, on limite la vitesse des navires et on protège le rivage au moyen de murets de pierre ou de béton ou, mieux encore, en le renaturalisant, c’est-à-dire en y plantant des végétaux.

Portrait de l'estuaire

Caractéristiques physiques

  • Longueur: 550km
  • Largeur maximale: 60 km (en aval de Baie-Comeau)
  • Présence de marées: Oui
  • Salinité: eau douce (en amont de l’Île d’Orléans)
    eau saumâtre (entre l’Île d’Orléans et La Pocatière)
    eau salée (en aval de La Pocatière)
Une carte de l’estuaire du Saint?Laurent, depuis le bord est du lac Saint?Pierre à la limite est de Baie?Comeau, au Québec.
CARTE : © ENVIRONNEMENT CANADA

C’est dans l’estuaire que la marée commence à se faire sentir. Chaque jour, le niveau de l’eau monte et descend. L’onde de marée naît dans l’Atlantique et se propage dans le golfe jusqu’au lac Saint-Pierre. Entre Batiscan et le golfe, la marée montante est assez forte pour renverser le sens d’écoulement du fleuve

Pressions sur le milieu

Dans l’estuaire, la qualité de l’eau est généralement bonne; elle s’améliore nettement en aval de l’Île d’Orléans. Cependant, elle est plus polluée à proximité de certaines localités.

Certaines activités humaines ont perturbé le milieu naturel. Par exemple, la construction de l’autoroute Dufferin-Montmorency sur les battures de Beauport a détruit un habitat de choix pour les plantes et les oiseaux. Dans les années 1980, la construction d’aboiteaux près de Kamouraska a asséché une partie des vastes marais salés qui bordaient le fleuve sur une trentaine de kilomètres. On les a transformés en riches terres agricoles.

En amont de Québec, des terres agricoles s’étendent de part et d’autre du fleuve. La densité de population y varie de faible à moyenne. Au-delà de Québec, des différences se dessinent entre les deux rives. La rive sud est davantage peuplée et on y rencontre plusieurs petites villes et villages. Sur la rive nord, le peuplement est moins dense et la présence de montagnes et de forêts le limite à une mince bande côtière.

JEU : Décode le message secret :

Le nom de Québec est issu du mot algonquin kebec.

Pour savoir ce que cela signifie, décode le message en remplaçant chaque lettre par celle qui la précède dans l’alphabet.

S F U S F D J T T F N F O U

Réponse: ________________________________________

Réponse

Principaux usages

Le trafic maritime est intense. Tous les navires commerciaux doivent avoir à leur bord un pilote d’ici quand ils voyagent entre Les Escoumins et Montréal, une portion particulièrement dangereuse du Saint-Laurent.

Cette mesure assure la sécurité des navigateurs et protège l’environnement contre d’éventuels accidents. L’hiver, le chenal de navigation est maintenu ouvert par des brise-glaces.

La baignade est populaire dans certains endroits, notamment à Saint-Siméon, à Baie-Comeau, à Sainte-Luce sur Mer et à Tadoussac, mais il ne faut pas être très frileux!

JEU : Complète la phrase suivante :

Environ ____________ millions de Québécois tirent leur eau potable du Saint-Laurent.

Pour connaître la réponse, trouve toutes les paires de chiffres ou de nombres dont le produit est 500 et marque-les d’un X. Le chiffre qui reste constitue la solution de l’énigme.

25, 2, 10, 3, 1, 500, 5, 50, 250, 20, 100
Réponse

Énigme

Chaque année, on retrouve une quinzaine de bélugas morts sur les rives du Saint-Laurent. Des scientifiques les examinent afin d’établir la cause de leur décès.

Les carcasses renferment plusieurs produits chimiques susceptibles de causer divers problèmes de santé comme des cancers et des infections. Parmi les contaminants décelés, il y a le mirex. Pourtant, cet insecticide n’a jamais été employé aux abords du Saint-Laurent.

Une photo d’un groupe de cinq bélugas adultes, des parties de leurs dos étant clairement visibles au?dessus de l’eau. Les bélugas sont des baleines relativement petites, mesurant jusqu’à 5,5 mètres. Cette espèce est reconnue pour son absence de nageoires dorsales et sa coloration blanche à maturité.
PHOTO : © COREL CORPORATION

Comment les bélugas sont-ils contaminés au mirex?

Pour résoudre cette énigme, lis les indices suivants et active tes méninges!

  • Le mirex a été utilisé à proximité du lac Ontario jusqu’au milieu des années 1970.
  • Les bélugas mangent plusieurs espèces de poissons (capelan, hareng, anguille, lançon, saumon, morue), des vers marins, des crustacés et des poulpes.
  • Les anguilles sont des poissons migrateurs.

Réponse: ________________________________________

Réponse

Au fond du Saint-Laurent, il existe une vallée sous-marine qui s’étend de Tadoussac jusqu’à l’Atlantique. C’est le chenal Laurentien. Près de Tadoussac, le lit du fleuve plonge, sa profondeur passant de 25 à 340 mètres.

Ce « mur » subaquatique provoque une remontée d’eau glaciale riche en éléments nutritifs provenant de l’océan.

Ces éléments nutritifs agissent comme des engrais et favorisent, sous l’action du soleil, la croissance d’algues microscopiques. Ces plantes nourrissent une foule de poissons, d’oiseaux marins et de cétacés.

Principaux usages

Chaque année, quelque 300 000 personnes participent à des croisières d’observation des baleines.

Nous sommes choyés, le Saint-Laurent est l’un des meilleurs endroits au monde pour apercevoir des cétacés!

Des trésors à chérir

La Grande Oie des neiges

Une photo d’une grande oie des neiges qui se distingue par son plumage blanc ainsi que ses pattes et bec teintés de rose.
PHOTO : JOSÉE LEFEBVRE, GON

Cet oiseau migrateur parcourt plus de 8 000 km chaque année. La Grande Oie des neiges, aussi appelée Grande Oie blanche, passe l’hiver dans les marais du New Jersey et de la Caroline du Sud. Vers les mois de mars et d’avril, c’est le moment du départ. C’est alors qu’elles se rassemblent pour rejoindre en groupe leurs sites de reproduction situés sur les îles de Baffin et de Bylot au nord du cercle arctique. Les oies parcourent environ 4 000 km et ne font qu’une seule véritable escale sur les rives du Saint-Laurent. Au cap Tourmente, dans la grande région de Québec, on peut assister au rassemblement de plusieurs dizaines de milliers de Grandes Oies des neiges qui font une halte tant au printemps qu’en automne.

JEU : Complète les espaces en lisant les indices ci-dessous. Tous les mots se rapportent aux baleines du Saint-Laurent.

1) Les baleines possèdent une épaisse couche de ____ qui les protège du froid.

2) Le plus gros animal ayant vécu sur la planète est le rorqual _____.

3) Autre nom de l’épaulard : _____.

4) Le cétacé qu’on aperçoit le plus souvent durant les excursions d’observation des baleines sur le Saint-Laurent est le rorqual _______.

5) Le ______ commun est le plus petit cétacé vivant dans le Saint-Laurent; il mesure de 1,5 à 2 m de long.

6) Quand une baleine expulse de l’air chaud et humide, on dit qu’elle ______.

7) _____ est une petite baleine blanche nageant souvent en groupe.

8) Le rorqual à _____ possède de longues nageoires pectorales noires et blanches.

9) _____ est un village de la Côte-Nord et c’est le point de départ de nombreux safaris aux baleines.

10) Plusieurs baleines n’ont pas de dents. Elles se nourrissent grâce à leurs ______, des plaques cornées qui filtrent l’eau de mer.

Réponse

Changements climatiques

Enjeu : Eau potable

Savais-tu que près de la moitié des Québécois s’approvisionnent en eau potable dans le fleuve Saint-Laurent - L’hydrosphère terrestre est composée de 97,5 % d’eau salée, et seulement 2,5 % d’eau douce dont 70 % est prisonnière des glaciers. À cause de l’augmentation des températures, d’importantes sources d’eau potable s’évaporent ce qui réduit la quantité disponible pour la consommation. Ainsi, un des grands défis auquel les générations futures feront face est la gestion de l’eau potable. Avec la croissance démographique et l’eau qui devient plus rare, il faudra établir un nouvel équilibre entre l’offre et la demande de cette eau précieuse, essentielle à la survie des humains.

Espèces exotiques envahissantes

Crabe chinois à mitaines

Une photo d’un crabe chinois à mitaines qui se distingue par ses pinces poilues qui ressemblent à des mitaines. Quand les crabes arrivent à maturité, leur carapace est de couleur brun verdâtre et de la taille d’une paume de la main.
PHOTO : CHRISTIAN FISCHER CC-BY-SA-3.0, SUR WIKIMEDIA COMMONS
  • Lieu: Écosystème Grands Lacs – Saint-Laurent
  • Origine: Mer jaune, entre la Chine et la Corée
  • Description physique: Poils denses sur les pinces.
  • Caractéristiques: Espèce catadrome; parmi les dix espèces exotiques envahissantes les plus indésirables.
  • Impacts: Creuse des tunnels dans les berges et engendre l’érosion des rives.
  • Actions :
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau examiné avec une loupe.
    Icône – « Symbole d'interdiction » (cercle et ligne diagonale) indiquant un aquarium sur une voiture.
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau dont l’eau de ballast est drainée.
  • Icône – Symbole d’un porte-voix. MFFP au 1-877-346-6763

Roseau commun

Une photo d’un peuplement de roseaux communs sur un fond de montagnes. Cette grande herbe vivace se distingue par sa taille (d’une hauteur de deux à six mètres) et ses fleurs plumeuses qui passent du mauve au doré dans cette image.
PHOTO : MANDY TU, THE NATURE CONSERVANCY, BUGWOOD.ORG
  • Lieu: Milieux humides et le long des autoroutes de l’écosystème Grands Lacs – Saint-Laurent
  • Origine: Eurasie
  • Description physique: Tige fine de plusieurs mètres et extrémité en plumeau argenté.
  • Caractéristiques: Forte capacité de reproduction.
  • Impacts: Les denses colonies privent les autres plantes de lumière. Leurs rhizomes modifient la composition organique des sols, restreignent l’irrigation des eaux et assèchent les milieux humides.

Moule zébrée et quagga

Une photo d’une moule zébrée. Comme le nom de ce bivalve le suppose, elle se distingue par le motif rayé en zigzag de sa coquille. Elle mesure de deux à quatre centimètres de long.
PHOTO : ARCHIVE DU GEOLOGICAL SURVEY DES ÉTATS-UNIS (USGS).
Une photo de la moule quagga, qui est fort semblable en taille et en forme à la moule zébrée. Elle se distingue par ses rayures qui s’estompent vers la charnière de sa coquille. Elle mesure de deux à trois centimètres de long.
PHOTO : ARCHIVE DU GEOLOGICAL SURVEY DES ÉTATS-UNIS (USGS).
  • Lieu: Eaux douces de l’écosystème Grands Lacs – Saint-Laurent
  • Origine: Région pontocaspienne
  • Description physique: Mollusques bivalves de couleur et de forme variables.
  • Caractéristiques: Grande capacité de filtration des particules en suspension et du phytoplancton. Se fixent aux surfaces et aux infrastructures. Presque indélogeables.
  • Impacts: Augmentent la transparence des eaux et la prolifération de plantes aquatiques. Elles obstruent les systèmes hydrauliques comme les prises d’eau potable.
  • Actions :
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau examiné avec une loupe.
    Icône – « Symbole d'interdiction » (cercle et ligne diagonale) indiquant un aquarium sur une voiture.
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau dont l’eau de ballast est drainée.
  • Icône – Symbole d’un porte-voix. MFFP au 1-877-346-6763

JEU : Énigme

À cause des changements climatiques, l’eau de l’océan remonte de plus en plus loin dans le Saint-Laurent. À ce rythme, d’ici 50 ans, certaines villes au bord du fleuve ne pourront plus y puiser une partie de leur eau potable car elle sera devenue trop salée.

Identifie les villes ci-dessous. Quelles sont les deux villes qui risquent de perdre le Saint-Laurent comme source d’eau potable ?

Une photo de la biosphère, une sphère géodésique qui est un lieu d’intérêt pour cette ville internationale. Les ponts de la Concorde et Victoria sont à l’avant?plan.
PHOTO : © VISTA PHOTO

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Une photo du Château Frontenac, l’un des nombreux immeubles historiques qui rendent cette ville célèbre. La gare maritime sur le fleuve Saint?Laurent se dessine à l’avant?plan.
PHOTO : © ISTOCK.COM/VLADONE

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Une photo du Pont Laviolette, un pont à arche du fleuve Saint?Laurent.
PHOTO : © ISTOCK.COM/TONY TREMBLAY

T______s-__iv____res

Une photo d’une municipalité riveraine prise en hiver. Nous pouvons apercevoir le Mont Sainte?Anne à l’horizon, de l’autre côté du fleuve Saint?Laurent.
PHOTO : © CLAUDE BOUCHER. GDFL OR CC BY-SA 3.0. SUR WIKIMEDIA COMMONS

__év__s

Réponse

JEU : Charade illustrée

Voici une plante comestible poussant dans les marais salés. Ses pousses peuvent être dégustées nature, en salade ou comme légume d’accompagnement. Quel est son nom? Pour le savoir, fais cette charade.

MON PREMIER EST UN PRONOM POSSESSIF.

MON SECOND EST L’ENDROIT IDÉAL POUR ROUPILLER CONFORTABLEMENT.

MON TROISIÈME EST UN INSTRUMENT DE MUSIQUE DE LA FAMILLE DES CUIVRES.

MON DERNIER MARQUE LA NÉGATION.

Réponse: ________________________________________

Réponse
Une photo montrant un plan rapproché d'un patch de salicornes. Ces herbes succulentes poussent assez près du sol, atteignant rarement 30 centimètres. Leurs tiges articulé, érigent branches et très petites feuilles en forme d'écailles sont de couleur verte, virant au rouge à l'approche de l'automne.
PHOTO : O. PENARD - FONDS APNO

Nomades ou sédentaires ?

Au début du XVIIe siècle, la majorité des Autochtones qui peuplaient le Québec menaient une existence nomade. Comme leur survie dépendait de la pêche, de la chasse et de la cueillette, ils devaient se déplacer au fil des saisons.

Les Iroquoiens, étaient plutôt sédentaires. Ils vivaient dans des villages en bordure des Grands Lacs et du Saint-Laurent jusqu’à Québec. Ils cultivaient le maïs, les haricots et les courges tout en s’adonnant à la pêche et à la chasse.

Quand, après plusieurs années, les ressources étaient épuisées, ils migraient vers un autre territoire.

Principaux usages

La pêche commerciale

Des pêcheurs commerciaux capturent, entre autres, des anguilles, des éperlans, des crevettes, des crabes des neiges et des poissons de fond (morue, flétan, plie).

La pêche sportive

Elle est populaire, notamment la pêche au « petit poisson des chenaux » (poulamon atlantique) qui se pratique l’hiver à Sainte-Anne-de-la-Pérade.

La pêche à fascines

C’est une technique de pêche ingénieuse inventée par les autochtones. Elle consiste à construire des murs de branchages entrelacés fixés à des piquets. Longeant cet obstacle, la seule issue pour les poissons est une sorte d’enclos en bout de palissade. Les pêcheurs n’ont plus qu’à attendre la marée basse pour récupérer les poissons pris au piège. Dans les fascines «modernes», des filets remplacent les branchages entrelacés.

Portrait du golfe

Une carte du golfe du Saint-Laurent.
CARTE : © ENVIRONNEMENT CANADA

Au-delà de Pointe-des-Monts, le Saint-Laurent devient si large qu’on n’aperçoit plus la rive opposée. On se trouve alors dans le golfe, une extension de l’océan Atlantique.

Les marins doivent se méfier des humeurs du golfe, car celui-ci est traversé par de puissants courants de surface. Leur formation dépend de plusieurs facteurs comme les vents, le relief sous-marin, la configuration des côtes et le climat. Une bonne connaissance des courants s’avère très utile lorsqu’on doit secourir un navire en détresse ou protéger le littoral contre un déversement toxique.

Caractéristiques physiques

  • Longueur: 650 km (de Pointe-des-Monts au détroit de Cabot)
  • Largeur: 800 km (de Shédiac au détroit de Belle-Isle)
  • Présence de marées: oui
  • Salinité: eau salée (3,2 % en surface)
  • Marées: fortes (4 à 6 m)

Principaux usages

La baignade est une activité populaire surtout en Gaspésie, aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord. Cependant, il ne faut pas être frileux !

Les eaux les plus chaudes du golfe atteignent 22 °C dans la Baie des Chaleurs comparativement à 28 °C en Floride.

L’industrie de la pêche est une importante activité économique sur la Côte-Nord, en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. Les crustacés les plus pêchés sont le crabe des neiges, la crevette nordique et le homard. Du côté des poissons, les espèces les plus communément pêchées sont la morue, le flétan du Groenland (turbot) et de l’Atlantique, la plie canadienne, le hareng et le maquereau.

Étonnant !

Les « crevettes de Matane » ne proviennent pas de Matane. Elles sont pêchées principalement le long de la Côte-Nord et au large de la péninsule gaspésienne.

Pourquoi les surnomme-t-on ainsi ?

Parce que c’est à Matane qu’a été établie la première usine de transformation de crevettes au Québec.

Des trésors à chérir

Le Macareux Moine

Depuis 1992, il est devenu l’emblème de la province de Terre-Neuve-et-Labrador. Son gros bec coloré lui a valu le surnom de « perroquet des mers ».

Le Macareux moine est un plongeur et un nageur performant qui utilise ses ailes pour se propulser sous l’eau à la poursuite des petits poissons dont il se nourrit. Il niche en colonies très denses sur les falaises et dans les lieux inaccessibles aux prédateurs terrestres.

Une photo de deux Macareux Moine.
PHOTO: JEAN-FRANÇOIS RAIL © ENVIRONNEMENT CANADA

Changements climatiques

Enjeu : Érosion des rives

Dans le golfe du Saint-Laurent, le niveau de la mer et ses marées, les glaces, les tempêtes plus intenses et fréquentes, les vents, les vagues, la pluie, la neige, le gel et le dégel sont des facteurs qui aggravent l’érosion côtière. En plus des impacts environnementaux de l’érosion, les autorités suivent de près ce phénomène parce qu’il occasionne des conséquences parfois majeures, inattendues et dangereuses pour la sécurité des citoyens. Les maisons, les routes et d’autres équipements et constructions sont très vulnérables à l’érosion. Sur le territoire des Îles-de-la- Madeleine, 70 % des côtes sont à risque! Imaginez être en voiture et soudainement voir la route devant vous être enlevée par la mer!

JEU: Examine la carte et indique, à l’aide d’une flèche, les sites suivants :

Archipel de Mingan, Île d'Anticosti, Île-de-la-Madeleine, Baie des Chaleur, Rocher Percé.

Une carte illustrant le golfe du Saint-Laurent et les îles qui s’y trouvent. Les noms ont été retirés. Pouvez?vous vous en rappeler d’une carte antérieure?
Réponse

Espèces exotiques envahissantes

Codium fragile ou « voleur d’huître »

Une photo d’un codium fragile sur le sable. Cette algue ressemble à une touffe informe de doigts tubulaires. Chacune des tiges peut faire jusqu’à un centimètre d’épaisseur et est de couleur vert foncé.
PHOTO : LUIS MIGUEL BUGALLO SANCHEZ (LMBUGA COMMONS). SUR WIKIMEDIA COMMONS
  • Lieu: Jusqu’à 18 m de profondeur dans le golfe du Saint-Laurent
  • Origine: Japon
  • Description physique: Teinte verdâtre et extrémités des tiges en Y.
  • Caractéristiques: Se fixe aux rochers, récifs, infrastructures et autres algues. Adhère aux mollusques et crustacés et les rend vulnérables aux prédateurs. Apporte les huîtres au large.
  • Impacts: Nuit à l’industrie de la pêche commerciale des mollusques et des crustacés.
  • Actions :
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau examiné avec une loupe.
    Icône – « Symbole d'interdiction » (cercle et ligne diagonale) indiquant un aquarium sur une voiture.
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau dont l’eau de ballast est drainée.
  • Icône – Symbole d’un porte-voix. Contacte le bureau de Pêches et Océans Canada (MPO) le plus près. Québec: 418-775-0682
    info@dfo-mpo.gc.ca

Crabe vert ou « crabe enragé »

Une photo d’un crabe vert d’environ 90 millimètres de large. Il présente une coloration verte, mais chacun des crabes peut être d’une couleur variant du vert, au jaune et à l’orange.
PHOTO : FLYINGDREAM, DOMAINE PUBLIC, SUR WIKIMDA COMMONS
  • Lieu: Eaux salées et peu profondes du golfe du Saint-Laurent
  • Origine: Europe du Nord et Afrique
  • Description physique: Teinte verdâtre.
  • Caractéristiques: Grande capacité d’adaptation à nos écosystèmes.
  • Impacts: Attaque les mollusques et les prises des pêcheurs. Cause du tort à l’industrie maricole et à la pêche commerciale à l’anguille.
  • Actions :
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau examiné avec une loupe.
    Icône – « Symbole d'interdiction » (cercle et ligne diagonale) indiquant un aquarium sur une voiture.
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau dont l’eau de ballast est drainée.
  • Icône – Symbole d’un porte-voix. Contacte le bureau du MPO le plus près. Québec: 418-775-0682
    info@dfo-mpo.gc.ca

Tuniciers

Une photo de tuniciers. Cette colonie est de couleur rouge et présente des étoiles jaunes. Ce grand plan permet de voir plusieurs grappes rondes de zooïdes (entités reproduites asexuellement d’un organisme composé) qui ont chacune un minuscule siphon branchial et un siphon conique central commun qui façonne la forme d’étoile.
PHOTO : PARENT GÉRY, DOMAINE PUBLIC, SUR WIKIMEDIA COMMONS
  • Lieu: Côte atlantique du golfe du Saint-Laurent
  • Origine: D’origines diverses, introduits par l’encrassement biologique des navires commerciaux.
  • Description physique: Peau d’apparence gélatineuse et croûteuse. Prennent différentes formes.
  • Caractéristiques: S’ancrent aux surfaces sous-marines : récifs rocheux, coques de bateaux, cordages, installations de sites d’élevage d’espèces marines (mariculture).
  • Impacts: Menacent l’aquaculture et augmentent les coûts d’exploitation de l’industrie des mollusques.
  • Actions :
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau examiné avec une loupe.
    Icône – « Symbole d'interdiction » (cercle et ligne diagonale) indiquant un aquarium sur une voiture.
    Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau dont l’eau de ballast est drainée.
  • Icône – Symbole d’un porte-voix. Contacte le bureau du MPO le plus près. Québec: 418-775-0682
    info@dfo-mpo.gc.ca

JEU : Trouve l’intrus

Certaines algues, comme la mousse d’irlande, renferment des substances gélatineuses (agar, alginate, carraghénine, etc.). Une fois extraites, ces substances sont ajoutées à divers produits afin de les épaissir.

Encercle le produit qui ne contient jamais d’extraits d’algues :

  • CRÈME GLACÉE
  • COSMÉTIQUES
  • VINAIGRETTE
  • ENCRE D’IMPRIMERIE
  • CONFITURE
  • PEINTURE
  • PAIN
  • PELLICULE PHOTOGRAPHIQUE
Réponse

À la maison, examine la liste d’ingrédients de divers produits alimentaires et ménagers. Peut-être en trouveras-tu d’autres?

Principaux usages

Depuis la fin des années 1980, on a enregistré une baisse dramatique des stocks de poissons de fond en raison de la surpêche, des conditions climatiques défavorables et de la prédation par les phoques. La morue, la plie canadienne et le sébaste sont à l’étude pour être classés espèces en péril, tandis que le flétan atlantique présente actuellement des niveaux de biomasse beaucoup plus élevés que dans les années 1980-1990.

Pressions sur le milieu

Les rives du golfe sont peu peuplées, particulièrement du côté nord. Dans la péninsule gaspésienne, le milieu est rural. Comme le golfe reçoit peu de rejets agricoles, municipaux ou industriels, la qualité de l’eau est généralement bonne.

Des trésors à chérir

L’Élyme des sables

Une photo d’un peuplement d’élyme des sables, une longue herbe vivace ayant des lamelles vertes?bleues et des épis en fleurs jaunes.
PHOTO : GUY LÉTOURNEAU © ENVIRONNEMENT CANADA

On la retrouve de part et d’autre du Saint-Laurent, de Montmagny jusqu’à l’Atlantique. Aussi appelée « blé des mers », l’élyme des sables participe à la stabilisation des dunes qui bordent le fleuve. Elle supporte bien les sols secs et les embruns marins et pousse en longue bande le long des rivages. On la reconnaît à ses feuilles d’un vert bleuté et à son extrémité caractérisée par un gros épi de couleur jaune pâle.

Le Fou de Bassan

Une photo d’une colonie de fous de Bassan, l’un d’eux étant à l’avant?plan. Il s’agit d’un grand oiseau de mer dont l’étendue des ailes peut aller jusqu’à 180 centimètres. Son plumage est blanc,  sa tête d’un or pâle, et ses pointes d’ailes foncées. Il a un gros bec long, ainsi que des yeux bleu pâle entourés de peau noire nue.
PHOTO : NATHALIE BURELLE @ LEQUÉBECENIMAGES, CCDMD

C’est au Québec, et plus précisément dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, que l’on rencontre la plus importante concentration de Fous de Bassan. La plus grosse colonie se trouve au parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé où l’on a dénombré en 2014 environ 58 000 couples. Le Fou de Bassan se nourrit de poissons qu’il repère en vol et plonge en piqué pour les saisir. Il peut alors atteindre l’eau à plus de 160 km/h et descendre jusqu’à 10 mètres de profondeur pour atteindre sa proie! Après quelques secondes, il remonte avec un poisson dans le bec avant de s’envoler à nouveau.

Bilan de santé du Saint-Laurent

Au cours des siècles derniers, le Saint-Laurent a profondément souffert des activités humaines telles que l’urbanisation, l’industrialisation et l’agriculture.

Heureusement, à partir des années 1970, on a pris des mesures de restauration et de protection pour sauvegarder notre majestueux fleuve, notamment au moyen du Plan d’action Saint-Laurent.

Les résultats sont encourageants, mais il reste encore beaucoup à faire. Avis aux intéressé(e)s...

Pour établir le bilan de santé du fleuve, les biologistes étudient un ensemble d’indicateurs : l’abondance des espèces animales et végétales, leur habitat, leur niveau de contamination, la qualité de l’eau et des sédiments, de même que les usages liés au fleuve tels que la baignade, la collecte de mollusques et la consommation de poissons. Dans certains cas, les indicateurs agissent comme signal d’alarme; ils permettent alors de cibler les actions à entreprendre pour remédier aux problèmes.

La biodiversité du Saint-Laurent

Évaluer la biodiversité d’un écosystème est une tâche ardue exigeant une quantité phénoménale de données qui sont souvent manquantes ou incomplètes. La biodiversité des poissons du Saint-Laurent, pour sa part, a été bien étudiée. Dans le cas des poissons d’eau douce, on estime qu’il existe une bonne diversité d’espèces, particulièrement dans les lacs Saint-Louis et Saint-Pierre. Par contre, au lac Saint-François, la diversité des poissons est faible en raison des barrages qui bloquent les voies de migration et stabilisent le niveau de l’eau.

Les milieux humides

Bien que 80 % des milieux humides qui bordent le Saint-Laurent aient été détruits, il subsiste de vastes étendues qui abritent une faune abondante et diversifiée. On apprécie aujourd’hui l’importance de protéger ces habitats et de réhabiliter ceux qui ont été détériorés. Ces milieux sont également vulnérables à l’envahissement par les plantes exotiques comme le butome à ombelle, la salicaire pourpre et le myriophylle en épi. Parmi les 285 espèces de végétaux trouvées dans les milieux humides du fleuve, 37 sont considérées comme espèces exotiques envahissantes. À certains endroits, elles couvrent 44 % des milieux humides !

Les oiseaux

Du côté des oiseaux, les recherches montrent que plusieurs populations qu’on croyait en danger se sont rétablies ou sont en voie de l’être. Par exemple, dans les années 1960, on avait craint pour la survie du Fou de Bassan à cause de la contamination par un insecticide toxique, le DDT. Depuis, cette espèce s’est « remplumée ». À preuve, on dénombrait environ 58 000 couples nicheurs au parc national de l’Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé en 2013. Le succès de reproduction du Fou de Bassan est toutefois faible et varie grandement d’une année à l’autre (8 % en 2012, 37 % en 2013 et 43% en 2014, ce qui est en deça des taux nécessaires pour accroître la viabilité de la colonie). Les colonies de Fous de Bassan demeurent donc très vulnérables et restent sous haute surveillance. La population de Grands Hérons comptait environ 25 000 oiseaux lors des dernières estimations en 2006 et paraissait stable. Les concentrations des principaux contaminants dans les oeufs de Grand Héron (mercure, BPC, DDT, dioxines, furannes et produits ignifuges bromés) ont diminué globalement de plus de 55 % depuis le début du programme de suivi en 1991 et sont en général inférieures aux concentrations pouvant causer des effets néfastes aux oiseaux.

JEU : la chaîne alimentaire

Pour compléter la phrase suivante, résous les équations à l’aide du code secret. En un repas, un rorqual à bosse mange environ B X C harengs qui ont chacun mangé D X C crustacés, qui à leur tour, ont chacun avalé F X E + A algues microscopiques.

    Code:
  • A = 100 000
  • B = 5
  • C = 1 000
  • D = 6
  • E = 10 000
  • F = 3
Réponse

JEU : Message à déchiffrer

Inscris sous chaque lettre celle qui la précède dans l’alphabet

BV RVFCFD VOF FBV RVJ DPOUJFOU

Réponse: ________________________________________

QMVT EF 200 DPMJGPSNFT GFDBVY

Réponse: ________________________________________

QBS 100 NJMMJMJUSFT FTU

Réponse: ________________________________________

DPOTJEFSFF JNQSPQSF

Réponse: ________________________________________

B MB CBJHOBEF.

Réponse: ________________________________________

Réponse

Récupération des usages

La cueillette des mollusques

Plusieurs secteurs propices à la cueillette des mollusques (myes et moules) sont fermés à cause de la contamination bactérienne. Cette pollution provient principalement des municipalités et des résidences isolées qui rejettent leurs eaux usées dans le Saint-Laurent. Le problème est plus marqué en Gaspésie et dans le Bas Saint-Laurent qu’aux Îles-de-la-Madeleine et sur la Côte-Nord.

L’une des mesures prises dans le but de rouvrir les bancs coquilliers est d’inciter les propriétaires de résidences dotées d’installations septiques non conformes à apporter les correctifs nécessaires.

La baignade

Dans l’estuaire et le golfe, on peut se baigner à différents endroits. Par contre, dans le secteur fluvial, la baignade est compromise par la mauvaise qualité bactériologique de l’eau. Quand une eau contient trop de coliformes fécaux, on doit fermer la plage. Cette pollution bactérienne s’explique du fait que les eaux usées traitées par les stations d’épuration, notamment celles de Montréal et de Longueuil, ne sont pas désinfectées. De plus, lorsqu’il y a de fortes pluies, les eaux d’égouts se déversent dans le fleuve sans avoir été traitées au préalable. Fait encourageant, on a répertorié une vingtaine de sites entre Montréal et l’île d’Orléans où la qualité de l’eau permettrait la baignade la plupart du temps.

Pour plus de renseignements sur la qualité de l’eau des plages participantes au Québec, consulte le site Web du Programme Environnement-Plage du MDDELCC :
mddelcc.gouv.qc.ca/programmes/env-plage

AVIS ! Zone de prévention et de contrôle des espèces exotiques envahissantes.

Réfère-toi aux icônes suivantes pour connaître les actions à poser pour freiner la prolifération d’espèces exotiques envahissantes.

Icône – Symbole d’un porte-voix.

Tu as trouvé un intrus ?

Ne remets JAMAIS dans le milieu naturel les espèces exotiques mortes ou vivantes! Signale leur présence à l’organisme responsable indiqué sur la fiche.

Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau examiné avec une loupe.

De retour de bateau ou de la pêche?

Examine ton embarcation et ton équipement à la recherche de boue, de plantes aquatiques, d’organismes ou de débris visibles. Nettoie le tout en respectant les consignes suivantes : mffp.gouv.qc.ca/faune/especes/envahissantes/methodes-prevention-controle.jsp

Icône – « Symbole d'interdiction » (cercle et ligne diagonale) indiquant un aquarium sur une voiture.

Évite de déplacer les organismes d’un milieu à un autre. Dans le plan d’eau où tu te trouves, ne rejette pas d’eau qui provient d’un autre lac ou d’une autre rivière. Attention! Depuis 2013, l’utilisation des poissons appâts vivants durant l’été est interdite pour la pêche sportive, et à partir de 2017, les poissons appâts morts seront aussi interdits. mffp.gouv.qc.ca/faune/peche/poissons-appats.jsp

Icône – Symbole d’un cercle indiquant un bateau dont l’eau de ballast est drainée.

Avant de quitter le plan d’eau, vide l’eau du bateau et ton seau d’eau sur place.

Icône – « Symbole d’interdiction” (cercle et ligne diagonale) indiquant une personne libérant une tortue de compagnie.

Tu veux te débarrasser de ton animal domestique?

Tente de lui trouver une nouvelle famille! Si tes efforts n’aboutissent pas, ne te débarrasse jamais de ton animal et de son eau dans la nature, dans la cuvette ou dans les égouts! Vide l’eau de l’aquarium sur la terre sèche, à un minimum de 30 mètres des cours d’eau. Pour toutes les informations, visite : habitattitude.ca/accueil-2

Icône – « Symbole d’interdiction » (cercle et ligne diagonale) indique du bois à brûler sur un camion.

Tu veux faire un feu de camp?

Ne déplace surtout pas le bois de chauffage! Il contient des insectes envahissants qui peuvent détruire les arbres de nos forêts, de nos parcs et de nos villes. Procure-toi plutôt du bois qui provient de la région, en vente dans les différents parcs, campings, réserves fauniques, etc.

Changements climatiques

S’adapter aujourd’hui pour les défis de demain

Comme tu l’as vu, les changements climatiques ont notamment des impacts sur la qualité et la disponibilité de l’eau potable, l’érosion des rives et le transport maritime. C’est pourquoi il faut poser des actions aujourd’hui pour s’adapter aux enjeux futurs. Mais il n’y a pas que les actions à long terme! Au quotidien, de simples gestes font aussi une différence.

Pense à préserver la qualité de l’eau en utilisant des produits non toxiques : un shampoing biodégradable est une excellence option! Aussi, procure-toi des produits locaux pour réduire la pollution causée par le transport. Encore mieux! Répare ou réutilise ce que tu as déjà.

Quoi faire en cas de tremblements de terres, inondations, glissements de terrain, tornades?

Garde cette trousse d’urgence sous la main!

  • Ouvre-boîte
  • Lampe de poche
  • Piles
  • Bougies et allumettes
  • Clé de maison additionnelle
  • Une radio à pile
  • 2L d’eau par personne, minimum!
  • Aliments non périssables
  • De l’argent comptant
  • Trousse de premiers soins
  • Médicaments d’ordonnance, etc.

preparez-vous.gc.ca/cnt/kts/index-fra.aspx

Espèces en péril au Canada

Qu’est-ce qu’une espèce en péril?

C’est une espèce qui risque de disparaître ou qui a déjà disparu. Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) réunit des experts de la faune et de la flore sauvage. Ensemble, ils évaluent les menaces qui pèsent sur une espèce et son habitat et qui pourraient entraîner son extinction. Si ces menaces sont avérées, le comité inscrit l’espèce sur la liste des espèces en péril.

Mais toutes ne disparaîtront pas demain! Les espèces en péril sont donc réparties en cinq catégories selon le risque de les voir s’éteindre plus ou moins rapidement :

  • disparue, si l’espèce n’existe plus nulle part sur Terre;
  • disparue du pays, si l’espèce n’est plus présente au Canada à l’état sauvage, mais demeure dans d’autres pays ;
  • en voie de disparition, si l’espèce est exposée à une extinction imminente;
  • menacée, quand l’espèce est susceptible de se retrouver en voie de disparition si les pressions qui pèsent sur elle ne sont pas réduites;
  • préoccupante, lorsque l’espèce est particulièrement sensible aux activités humaines, mais qu’elle n’est pas encore menacée.

JEU : Les reconnais-tu?

Ce sont des représentants d’espèces désignées menacées ou vulnérables ou susceptibles de le devenir. Inscris le nom de chacun sous la photo.

  • Pygargue à tête blanche
  • Béluga
  • Carmantine d’amérique
  • Esturgeon jaune
  • Pluvier siffleur
Une photo d’un petit oiseau de rivage, de couleur sable, sis sur un nid dans lequel on voit deux œufs tachetés, dans le sable. L’oiseau a un anneau noir autour du cou et une bande noire sur le front. Il a une poitrine et un ventre blancs, des pattes orange et un bec à pointe noire.
PHOTO: DR. GORDON COURT

A) ________________________________________

Une photo d’une petite baleine blanche avec la tête à la surface de l’eau, comme si elle observait quelque chose.
PHOTO: © COREL CORPORATION

B) ________________________________________

Une photo d’un grand oiseau de proie en vol. Son plumage est noir, sa tête blanche, et ses serres et bec jaunes.
PHOTO: © COREL CORPORATION

C) ________________________________________

Une photo rapprochée d’une plante aquatique qui a de délicates fleurs étoilées blanches et un cœur tacheté rose foncé.
PHOTO: © COREL CORPORATION

D) ________________________________________

Une photo de deux poissons de la même espèce, prise juste au?dessus de la surface de l’eau. Les poissons sont dans de l’eau peu profonde, flottant sur un fond rocheux. Nous pouvons observer leur coloration brun foncé, un museau arrondi mais légèrement allongé, et des barbillons (organes sensoriels) qui pendent de leur gueule.
PHOTO: © U.S. FISH & WILDLIFE SERVICE

E) ________________________________________

Réponse

Comment les aider ?

Lorsqu’ils sont classés « espèces en péril », les animaux et les végétaux sont alors protégés par une loi : la Loi sur les espèces en péril (LEP). Ainsi, ils ne peuvent plus être chassés ou faire l’objet de commerce. Des mesures pour préserver leur habitat sont prises, des programmes de réintroduction sont entrepris. Grâce à tous ces moyens, 14 espèces classées en péril par le COSEPAC ont réussi à se rétablir suffisamment au fil des ans pour ne plus avoir ce statut aujourd’hui.

Par exemple, le Pélican d’Amérique était classé menacé par le COSEPAC en 1978 ; il a été rayé de la liste des espèces en péril en 1987.

Des plans d’action

Des chercheurs ont rédigé des rapports et ont élaboré des plans d’action pour protéger des espèces menacées ou vulnérables comme le chevalier cuivré, le Pygargue à tête blanche et le béluga du Saint-Laurent. Des lois existent pour les protéger.

Des actions concrètes

Les gouvernements, des groupes de pression et divers organismes communautaires travaillent à améliorer l’état du Saint-Laurent. Cela porte fruit! En voici quelques exemples.

En 1980, plus de 300 municipalités québécoises déversaient leurs eaux usées directement dans le fleuve. Grâce aux interventions du Programme d’assainissement des eaux municipales en vigueur depuis 1978, plus de 95 % des eaux usées domestiques sont traitées aujourd’hui par une station d’épuration municipale. Une vraie révolution!

En 2003, un programme de suivi à long terme de l’état du Saint-Laurent a été élaboré. Grâce à ces indicateurs, il est possible de mieux connaître le bilan de santé du fleuve.

En 2005, le gouvernement du Québec a créé la première réserve aquatique de l’Estuaire-de-la-Rivière-Bonaventure protégeant ainsi un important milieu humide de la Gaspésie en plus de contribuer à la protection d’espèces vulnérables.

L’Observatoire global du Saint-Laurent est la source la plus complète d’informations scientifiques accessibles à tous pour une meilleure gestion durable de l’écosystème du Saint-Laurent.

Excellents modèles d’action communautaire, les comités ZIP (zone d’intervention prioritaire) ont lancé plus de 1 000 projets concrets et diversifiés depuis les années 1990. Ces projets ont permis de sensibiliser des milliers de citoyens à la situation du fleuve Saint-Laurent, d’aménager des habitats fauniques et de nouvelles pistes cyclables et enfin, de nettoyer des centaines de kilomètres de côtes.

Les comités ZIP accomplissent un travail durable et contribuent énormément à la santé de notre fleuve!

Beaucoup de travail nous attend encore. Bien que l’écosystème du Saint-Laurent soit dans un bon état, il reste relativement vulnérable.

Le Réseau d’observation des poissons d’eau douce (ROPED)

Il met à contribution des jeunes qui capturent des poissons dans le fleuve et ses affluents, afin de recueillir des données sur leur état de santé. Les jeunes rédigent ensuite un rapport et les résultats de leur étude sont mis à la disposition des scientifiques.

Pour plus d’informations, contacte le Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau (G3E) : g3e-ewag.ca

Qualité de l’eau et des sédiments

Grâce à une réglementation plus sévère des rejets industriels, la teneur de la plupart des produits toxiques présents dans l’eau, les sédiments et les organismes du Saint-Laurent est bien inférieure à ce qu’elle était il y a 30 ou 40 ans. Cependant, il subsiste encore des endroits très contaminés tels le lac Saint-Louis et le fjord du Saguenay qui contiennent une forte teneur en mercure. On remarque que l’eau de l’estuaire et du golfe est de meilleure qualité que celle du tronçon fluvial. En général, et à condition de respecter la fréquence indiquée dans le Guide de consommation du poisson de pêche sportive en eau douce, la concentration de produits toxiques n’est pas assez élevée pour compromettre la consommation des organismes marins et des poissons d’eau douce.

De plus, les animaux au sommet de la chaîne alimentaire, comme les phoques et les baleines, sont davantage contaminés car ils accumulent les substances susceptibles de nuire à leur santé.

G3E : Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau

Le G3E développe des programmes de science citoyenne, des trousses pédagogiques et d’autres activités éducatives en lien avec la santé des milieux aquatiques. Par exemple, le programme J’Adopte un cours d’eau consiste à observer les macroinvertébrés benthiques (larves d’insectes, vers, crustacés) d’un cours d’eau et à analyser certains paramètres de qualité de l’eau tels que la teneur en coliformes et en oxygène dissous.

Pour découvrir tous les programmes, consulte le A site Web : g3e-ewag.ca/accueil.html
Facebook: facebook.com/G3EEWAG

Agir ensemble

Frédéric Back avait choisi l’art pour communiquer son message écologiste par ses peintures, dessins, films, illustrations, etc. Il a dédié sa vie d’artiste en faveur de l’environnement pour sensibiliser et faire connaître les beautés et les défis de notre planète.

Décédé le 24 décembre 2013, il laisse un héritage exceptionnel aux générations futures. Des milliers de dessins et autres créations continueront de véhiculer son message bien au-delà de sa vie d’homme.

Défenseur des océans et des fleuves, il a d’ailleurs illustré le film « Le fleuve aux grandes eaux » qui raconte l’histoire du fleuve Saint-Laurent.

Sur son site Web, tu trouveras ses oeuvres ainsi que des idées qui sauront t’inspirer à agir. Qui sait? Peut-être découvriras-tu en toi un artiste qui sommeille?

La trousse pédagogique Le fleuve aux grandes eaux s’y trouve ainsi que plusieurs autres trousses destinées aux 3 à 15 ans.

fredericback.com/ateliers/index.fleuve.fr.shtml

Par les jeunes et pour les jeunes

Qu’est-ce que cette déclaration t’inspire?

Cette déclaration sur l’eau a été rédigée en mars 2006 par les participantes et les participants du Sommet jeunesse sur l’eau et le fleuve Saint-Laurent. Des jeunes, comme toi, qui voulaient sensibiliser d’autres jeunes et les adultes à l’état du fleuve Saint-Laurent et de ses affluents.

Des années plus tard, les enjeux liés à l’eau sont toujours aussi importants. Prends quelques instants pour réfléchir à toutes les activités de ton quotidien qui nécessitent de l’eau. Incroyable n’est-ce pas? Partage tes pensées sur l’importance de l’eau avec tes amis.

Déclaration des jeunes sur l’eau et le fleuve Saint-Laurent

L’eau, c’est la vie

Nous sommes des jeunes qui souhaitons nous engager pour la sauvegarde du fleuve Saint-Laurent, des lacs et des rivières. Nous voulons le faire, car :

  • l’eau est nécessaire à notre survie. Aucun de nous, ni les plantes ni les animaux ne peuvent vivre sans accès à une eau de qualité ;
  • le fleuve et ses affluents sont des lieux importants d’histoire, de culture, de loisir et de travail ;
  • nous aimons le fleuve Saint-Laurent, les rivières et les lacs de ce pays et nous sommes séduits par leur beauté ;
  • le Québec et le Canada sont riches de leur eau nous devons protéger ce trésor.

Le fleuve est en difficulté...

Le fleuve n’est pas mort, il est bien vivant, mais il souffre. Nous ressentons de la déception et de la colère lorsque nous voyons comment on le traite et lorsque nous apprenons que :

  • Les gestes quotidiens que nous posons, tels le gaspillage de l’eau et l’épandage de pesticides sur nos pelouses, menacent l’eau que nous buvons ;
  • l’eau est aussi polluée par des produits toxiques rejetés par les industries, les égouts municipaux et l’agriculture ;
  • des animaux et des plantes sont malades et des espèces introduites détruisent les écosystèmes ;
  • la surpêche, la chasse excessive et les coupes à blanc sont des exemples d’actions humaines qui ont détruit la faune et la flore du fleuve et de ses affluents ;
  • les berges naturelles sont menacées par l’érosion, les barrages, la voie maritime et d’autres types d’aménagement ;
  • le réchauffement climatique risque aussi de nuire au fleuve en modifiant son niveau d’eau ;
  • la pollution et le gaspillage ici sont particulièrement honteux lorsqu’on connaît les pénuries et les sécheresses qui ont lieu dans plusieurs pays.

... et il a besoin de notre aide

Ce sont les gestes et les décisions des humains qui ont rendu le fleuve malade, mais nos gestes et nos décisions peuvent aussi le guérir. Nous reconnaissons qu’il y a des efforts importants qui ont été entrepris, mais que ceux-ci devront être davantage soutenus et accentués. Nous avons la volonté de changer les choses et nous allons agir, personnellement et collectivement. Dans ce sens, nous nous engageons dès maintenant à :

  • sensibiliser nos amis, nos parents et les membres de notre entourage aux enjeux liés à l’eau et au fleuve et les motiver à participer activement à leur amélioration ;
  • acquérir davantage de connaissances liées aux problèmes qui menacent la santé du fleuve, de ses affluents et de l’eau, en général ;
  • changer nos comportements et cesser de gaspiller l’eau, réduire notre pollution, consommer de façon responsable et éliminer l’achat d’eau en bouteille;
  • participer aux activités des groupes qui travaillent sur l’eau et le fleuve et les faire connaître ;
  • réaliser des projets visant l’amélioration de l’eau et du fleuve dans nos écoles et nos communautés ;
  • pousser les dirigeants à s’intéresser à la question de l’eau, du fleuve et de ses affluents.
« Lorsqu’on se réunit, nos petites gouttes d’eau peuvent, à long terme, créer un grand courant. »
Mélanie Poirier, élève de 4e secondaire

Les adultes et les dirigeants doivent aussi se mettre en action

En plus de nos actions, nous allons faire pression sur les adultes et les dirigeants. Nous attendons d’eux qu’ils :

  • appliquent réellement les politiques et les règlements environnementaux actuels, qu’ils les développent et que cela devienne une priorité budgétaire ;
  • appliquent le Protocole de Kyoto ; protègent les milieux naturels comme les milieux humides et les forêts et réhabilitent les habitats détériorés ;
  • élaborent une politique de transport maritime et terrestre qui limite la pollution et favorise les moyens de transport écologique ;
  • encadrent plus fermement les industries polluantes et les sensibilisent aux effets de leurs actions ; diminuent ou éliminent l’utilisation de pesticides agricoles et résidentiels ;
  • favorisent l’utilisation de technologies moins polluantes et la recherche dans ce sens ;
  • encouragent la protection et le développement des parcs et des zones protégées ;
  • encouragent la population à se réapproprier l’accès au fleuve et à ses affluents ;
  • consultent et impliquent les communautés, les groupes écologistes ainsi que les jeunes dans les projets touchant l’eau et le fleuve ;
  • appuient les groupes écologistes et les projets environnementaux dans les écoles et dans les communautés et participent à leurs activités pour se sensibiliser ;
  • développent une vision internationale du respect de l’eau et s’inspirent des modèles d’autres pays.

Grâce à ces actions, nous espérons avoir accès à un fleuve et à des rivières propres et en santé. Nous regardons l’avenir avec espoir. Par l’engagement et l’implication de tous, ensemble, nous pourrons changer les choses.

Passe à l'action

ENvironnement JEUnesse est le réseau des jeunes impliqués en environnement au Québec.

ENvironnement JEUnesse rassemble et motive les jeunes et les intervenants dans un réseau dynamique, stimulant et bien branché. Les jeunes y vivent de vraies expériences : ils apprennent l’exercice de leur pouvoir démocratique, dialoguent et participent à la réflexion collective par la réalisation d’actions concrètes. C’est la manière qu’ENvironnement JEUnesse a choisi pour les amener à se développer et à devenir des leaders sociaux. Parce que c’est en agissant ensemble qu’il est possible d’avoir un impact réel sur l’environnement et la société!

Cela passe par des actions de mobilisation provinciale comme par exemple des journées dédiées au cyclisme hiverval : des événements intenses qui suscitent l’intérêt des médias et permettent d’attirer l’attention sur les causes défendues par l’organisme. ENvironnement JEUnesse, c’est un organisme provincial dont les activités se déclinent un peu partout dans la province. C’est le réseau des jeunes impliqués en environnement au Québec. Pour connaître les projets auxquels tu pourrais participer, consulte leur site Internet!

enjeu.qc.ca

Attention Nature!

Es-tu un bon ObservActeur?

Attention Nature regroupe un ensemble de programmes communautaires de surveillance scientifique, grâce auxquels les chercheurs recueillent des données sur des indicateurs de la santé des écosystèmes canadiens.

naturewatch.ca/fr

Tes meilleurs outils pour l’avenir :

Imagination

Tes idées et ta créativité font partie des solutions.

Partage

Partage tes idées, elles auront plus d’impact! Passe le mot!

Action

Aussi petits soient tes gestes, ils contribuent à faire changer les choses.

Solidarité

Implique-toi dans ta communauté ou un réseau d’entraide.

Savoir

Informe-toi! C’est important de comprendre le monde dans lequel tu vis.

David Suzuki :

renouer avec le fleuve

La Fondation David Suzuki (FDS) oeuvre depuis plus de 20 ans à protéger la diversité de la nature et notre qualité de vie, maintenant et pour l’avenir. Depuis près de quatre ans, la FDS invite les Québécoises et Québécois à renouer avec le Fleuve Saint-Laurent puisqu’il coule à travers chacun de nous : la santé du fleuve, c’est notre santé. Sans cette prise de conscience, nous continuerons d’exercer une pression qui accentuera la détérioration progressive du fleuve. Voilà pourquoi la FDS a formé des Ambassadeurs du Saint-Laurent pour vous offrir gratuitement une conférence afin de bien comprendre l’interconnexion qui existe entre nous et le fleuve Saint-Laurent. Tu voudrais organiser une conférence? Découvre tous les événements et activités pour renouer avec le fleuve.

davidsuzuki.org/fr/ce-que-vous-pouvez-faire/renouez-avec-le-fleuve
facebook.com/fondationdavidsuzuki
@FondDavidSuzuki

Monique Fitz-Back

Mon climat et moi

La Fondation est un organisme de bienfaisance dont le développement durable est au coeur de sa mission. De pair avec ses partenaires, la Fondation développe entres autres des trousses pédagogiques en lien avec l’environnement. Mon fleuve et moi est un projet de sensibilisation au fleuve Saint-Laurent pour les jeunes. Mon climat et moi est un site Web interactif et éducatif qui met l’accent sur les changements climatiques et leurs impacts sur la santé. Tu y trouveras des images, des questionnaires, de l’actualité et vidéos pour nourrir ta curiosité!

fondationmf.ca facebook.com/fondationmf

Par-dessus tout, le futur a besoin de jeunes, comme toi, qui seront les décideurs de demain.

Oxfam Québec

Oxfam-Québec est une organisation dynamique et engagée composée de personnes qui travaillent ensemble à la construction d’un monde sans pauvreté.

Les gens sont au coeur de leurs actions. Ils réalisent des projets de développement, ils sauvent des vies humaines en acheminant de l’aide humanitaire d’urgence, ils effectuent des collectes de fonds pour appuyer les populations au Sud, ils mènent des campagnes de sensibilisation pour un changement durable et ils mobilisent les jeunes du Québec. Oxfam-Québec en action, c’est tout cela!

Les jeunes comme toi sont des acteurs clés dans l’accomplissement de ces actions. C’est pourquoi Oxfam t’offre plusieurs activités selon tes intérêts pour t’investir et devenir un acteur ou une actrice de changement social. En t’inscrivant à la liste d’envoi, tu recevras le bulletin électronique et des pistes d’engagement à explorer : oxfam.qc.ca/engagez-vous/inscription

À chaque printemps, quelque 10 000 jeunes participent à la Marche Monde. Cet événement haut en couleur est l’occasion idéale pour célébrer l’engagement solidaire et rencontrer d’autres jeunes déterminés à faire leur part pour changer le monde. Tout au long de l’année, plusieurs projets de bénévolat s’offrent à toi si tu as envie de t’investir au sein de l’organisme. Pour plus de renseignements : oxfam.qc.ca/engagez-vous. En 2014, tous les marcheurs et marcheuses appuient financièrement des projets d’Oxfam-Québec visant à fournir l’accès à de l’eau potable au Burkina Faso et en République démocratique du Congo.

Vidéo « À quoi rêvez-vous comme monde- » :
oxfam.qc.ca/video/a-quoi-revez-vous-comme-monde

La chaîne YouTube d’Oxfam-Québec :
youtube.com/user/Oxfamquebec2

Passe à l'action

Programme ZIP

À vos marques, prêt, partez…

Les comités ZIP (Zone d’intervention prioritaire) ont pour mission d’agir pour la conservation du Saint-Laurent. Ce sont des organismes régionaux qui rassemblent les usagers du fleuve pour agir ensemble. Ils trouvent des solutions aux problèmes locaux et régionaux liés au fleuve Saint-Laurent et ses usages. De l’installation de nichoirs en passant par la plantation d’arbres pour stabiliser les berges ou l’aménagement de sentiers pédestres, ils participent concrètement à la protection et à la mise en valeur du fleuve. Ces actions diverses et variées nécessitent l’engagement de nombreux bénévoles!

Toi aussi tu peux t’impliquer : 13 comités ZIP existent au Québec. Prends contact avec celui de ta région pour connaître les projets auxquels tu pourrais participer.

Pour découvrir le comité de ta région:
strategiessl.qc.ca/les-organismes/les-comites-zip

La Biosphère d'Environnement Canada

Regarde le ciel un instant... Comment font les météorologues pour prévoir la météo? À quoi reconnais-tu la formation d’une tempête? Pourquoi la Terre se réchauffe-t-elle ? Qu’y a-t-il en Arctique à l’exception des icebergs et des ours polaires? Que va-t-il leur arriver? D’où vient l’énergie? Trouves-tu qu’il y a de plus en plus d’évènements météo extrêmes?

Qu’en dis-tu? Curieux d’en savoir plus?

À la Biosphère tu pourras partager tes idées et tes questions avec des spécialistes. Grâce à une foule de salles à explorer, tu découvriras les grands sujets de l’heure dans le monde de l’environnement. Viens pour comprendre les phénomènes en lien avec l’atmosphère, l’eau et le climat. Tu apprendras à propos du réchauffement climatique, des énergies renouvelables, des cyclones et encore plus! Après une journée, les changements planétaires n’auront plus de secrets pour toi et tu sortiras avec la tête remplie d’idées pour changer le monde! Passe nous voir avec tes amis, apporte ton pique-nique et n’hésite pas à nous poser des questions!

D’autres pistes pour passer à l’action :

Références

INFORME-TOI!

Environnement Canada
www.ec.gc.ca

Espèces exotiques envahissantes, Ministère Forêts, Faune et Parcs
www.mffp.gouv.qc.ca/faune/especes/envahissantes/index.jsp

Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
www.baleinesendirect.net

Institut Maurice-Lamontagne
www.qc.dfo-mpo.gc.ca/iml-mli/institut-institute/index-fra.html

Les envahisseurs aquatiques, Pêches et Océans Canada
www.qc.dfo-mpo.gc.ca/publications/envahissant-invasive/mesures-preventives-preventive-measures-fra.html

Les Grands Lacs, Atlas écologique et manuel des ressources
www.epa.gov/glnpo/atlas/index-f.html

L’Observatoire global du Saint-Laurent
www.osl.gc.ca

Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques
www.mddelcc.gouv.qc.ca

Mon climat, ma santé
www.monclimatmasante.qc.ca/accueil.aspx

Mon fleuve, Mon histoire
www.radio-canada.ca/sujet/monfleuvemonhistoire

Plan d’action Saint-Laurent
www.planstlaurent.qc.ca

Stratégies Saint-Laurent
www.strategiessl.qc.ca

Youth X Change
www.youthxchange.net/fr/main/home.asp

À VISITER!

Biophare
www.biophare.com

Biosphère
www.biosphere.ec.gc.ca

Centre de la biodiversité du Québec
www.biodiversite.net

Centre d’interprétation Baie-du-Fèvre
www.baie-du-febvre.net/oies_centre_interpretation.asp

Espace pour la vie
www.espacepourlavie.ca

Île Saint-Quentin
www.ilesaintquentin.com

L’expérience musée
www.maritime.musees.qc.ca/fr

Parcs Canada
www.pc.gc.ca/fra/index.aspx

SÉPAQ
www.sepaq.com

TROUSSES PÉDAGOGIQUES ET PROGRAMMES ÉDUCATIFS

Ateliers de Frédéric Back
www.fredericback.com/ateliers/index2.fr.shtml

Établissements verts Brundtland
www.evb.lacsq.org/nos-outils/trousses-et-activites-pedagogiques/fleuves-du-monde

Groupe d’éducation et d’écosurveillance de l’eau
www.g3e-ewag.ca/programmes.html

In-Terre-Actif
www.in-terre-actif.com

Vu du large
www.vudularge.ca/index777.html

LIVRES

Back, Frédéric et Claude Villeneuve.Le Fleuve aux grandes eaux, Montréal, Québec Amérique, 1995, 118 p.

Ducharme, Thierry. Le Saint-Laurent – guide de découverte, Art de Vivre Ulysse, 2013. 288 p.

Gagne, Jean. À la découverte du Saint-Laurent, Les éditions de l’homme, 2005, 338 p.

Gingras, D. Capsules-éclair sur l’état du Saint-Laurent : Le fleuve... en bref, Environnement Canada, Région du Québec, Conservation de l’environnement, Centre Saint-Laurent, 1997.

Guay, Lorraine. À la découverte des îles du Saint-Laurent. De Cataracoui à Anticosti, Cahiers des Amériques, 2003, 400 p.

Hamel, Jean-François et Annie Mercier. Le Saint-Laurent. Beautés sauvages du grand fleuve, Montréal, Les Éditions de l’Homme, 2005, 242 p.

Hamel, Jean-François et Annie Mercier. L’estuaire du Saint-Laurent et ses jardins secrets, Saint-Laurent, Éditions du Trécarré, 1996, 173 p.

Matte, Gilles et Gilles Pellerin, Carnets du Saint-Laurent, collection; Les carnets, 1999, 128 p.

Ouellet, Marie-Claude. Le Saint-Laurent, un fleuve à découvrir, Montréal, Les Éditions  de l’Homme, 1999, 137 p.

DOCUMENTAIRES

Back, Frédéric. Le Fleuve aux grandes eaux. Société Radio-Canada, 1993, film d’animation.

Lemire, Jean et Alain Belhumeur. Rencontres avec les baleines du Saint-Laurent, Poly-Productions, 1997.

Glossaire

ABOITEAUX
Système de digues et de canaux qui permet à l’eau des champs de s’écouler vers le fleuve à marée basse tout en empêchant l’eau salée d’envahir les terres à marée haute.

AQUACULTURE
Élevage d’espèces aquatiques.

AFFLUENT
Cours d’eau qui se jette dans un autre. Par exemple : les rivières Richelieu, des Outaouais et Saguenay sont des affluents du Saint-Laurent.

AMONT
Partie d’un cours d’eau comprise entre un point déterminé et la source.

ANSE
Petite baie à contours arrondis.

AVAL
Côté vers lequel descend un cours d’eau.

BASSIN VERSANT
Région draînée par un cours d’eau et ses tributaires, dont elle constitue l’aire d’alimentation

BATTURE
Portion du rivage que le jusant (marée descendante) laisse à découvert.

BERGE
Terrain, partie du sol en forte pente.

BIODIVERSITÉ
Ensemble des gènes, des espèces et des écosystèmes d’une région ou d’un milieu naturel donnés.

BIOAMPLIFICATION
Phénomène par lequel le corps d’un prédateur de grande taille contient davantage de contaminants que celui de sa proie.

CATADROME
Espèce marine qui vit dans l’eau douce et se reproduit dans la mer.

CHAÎNE ALIMENTAIRE
Transfert de l’énergie des aliments depuis les plantes jusqu’aux animaux qui occupent les niveaux supérieurs de la chaîne en passant par une série d’animaux qui se trouvent plus bas dans cette chaîne. Par exemple, une plante verte, un insecte qui mange des feuilles et un oiseau qui se nourrit d’insectes forment une chaîne alimentaire simple. Une espèce est en général représentée dans plusieurs chaînes alimentaires.

CHENAL
Passage ouvert à la navigation dans le lit d’un cours d’eau.

CLIMAT
Éléments météorologiques caractérisant les conditions moyennes et extrêmes de l’atmosphère sur une longue période de temps, dans une région ou dans un endroit donné de la surface du globe.

COLIFORMES FÉCAUX
Bactérie provenant des excréments des animaux et des humains. Leur présence dans l’eau indique qu’elle est polluée et qu’elle peut contenir des micro-organismes pouvant provoquer des maladies.

CONTENEUR
Caisse généralement métallique qui est utilisée pour le transport ou la manutention des marchandises ou autres biens, ou pour permettre le regroupement de plusieurs colis en un seul emballage.

COQUE
Revêtement extérieur de la structure d’un navire.

DÉBIT
Volume d’eau qui s’écoule dans une section précise pendant une période donnée.

DÉNATURÉ
Dont les caractères ont été gravement modifiés ou masqués par l’addition de toute substance étrangère.

DIGUE
Ouvrage destiné à faire obstacle aux eaux pour protéger les côtes et les terrains bas, ou pour régulariser un cours d’eau et  protéger ses rives.

DRAGAGE
L’opération qui consiste à extraire les matériaux situés sur le fond d’un cours d’eau ou des eaux peu profondes d’une mer, notamment pour entretenir les voies navigables lorsqu’elles ont été comblées par les sédiments.

EAU POTABLE
Eau qui ne présente pas de risques pour la santé et dont la qualité fait l’objet de dispositions législatives et réglementaires.

EAUX USÉES
Eaux résiduaires d’une collectivité ou d’une industrie rejetées après usages.

ÉCOSYSTÈME
Ensemble des relations qui existent entre un milieu naturel et les êtres vivants qui l’habitent.

ECTOTHERME
Se dit d’un animal qui ne produit pas de chaleur interne et qui dépend de la température extérieure pour se tempérer.

ÉROSION
Enlèvement ou usure du sol ou de la roche par l’eau, le vent ou d’autres forces ou processus.

ESPÈCE EXOTIQUE ENVAHISSANTE
Plante, animal terrestre ou marin, algue, bactérie ou virus venu d’ailleurs et souvent introduit accidentellement par le transport maritime. Elle a peu d’ennemis et se multiplie rapidement.

EURASIE
Territoire formé de l’Europe et de l’Asie.

ESPÈCE MENACÉE
Espèce animale ou végétale en déclin dont on appréhende la disparition si rien n’est fait pour la sauver.

ESTUAIRE
Partie terminale plus ou moins évasée d’un fleuve, caractérisée par la prédominance des phénomènes marins sur les phénomènes fluviaux.

ÉTRAVE
Partie avant de la coque d’un navire, qui prolonge la quille et se termine par le nez.

FAUNE
Animaux d’une région, d’une période géologique ou d’un écosystème.

FLORE
Plantes d’une région, d’une période géologique ou d’un écosystème; répertoire de plantes d’une certaine région.

GOLFE
Vaste bassin en cul-de-sac plus ou moins largement ouvert, que forme la mer à l’intérieur des terres.

HABITAT
«-Cadre de vie-» d’un animal ou combinaison de nourriture, d’eau, d’abri ou de couvert, d’espace et de climat qui répond à ses besoins.

INDICATEURS
Signes ou symptômes montrant que la santé des populations d’espèces sauvages d’une région donnée se modifie; statistiques clés sélectionnées qui fournissent de l’information sur les tendances importantes en matière d’environnement, de viabilité écologique des ressources naturelles et des activités humaines connexes.

INDIGÈNE
Organisme animal ou végétal originaire de la région où il vit.

LAQUIER
Navire conçu sur mesure pour naviguer dans les Grands Lacs et la Voie maritime du Saint-Laurent. Ses dimensions correspondent à celles des écluses et des chenaux.

LITTORAL
Bande de terrain où le continent entre en contact avec la mer ou l’océan.

MARÉE
Mouvement journalier d’oscillation de la mer dont le niveau monte et descend alternativement en un même lieu, provoqué par l’attraction de la Lune et du Soleil.

MARICOLE
Se réfère à la mariculture : branche de l’aquaculture spécialisée dans la culture des animaux marins dans leur environnement naturel ou dans les eaux prélevées de cet environnement.

MIGRATION
Déplacements réguliers et périodiques d’un grand nombre d’animaux, qui retournent en général à leur lieu d’origine, ou s’en éloignent.

MILIEU HUMIDE
Un milieu humide représente la transition entre la terre ferme et les eaux ouvertes plus profondes. Habituellement recouvert d’eaux peu profondes durant au moins une partie de l’année, sinon toute, le milieu humide désigne tout endroit humide où la nappe phréatique approche ou atteint la surface. Il existe des marais, des marécages, des mares, des tourbières et des fens. Ils constituent un habitat important pour les amphibiens, la sauvagine, les reptiles et de nombreux mammifères.

MOLLUSQUE
Tout invertébré ayant un corps mou et, en général, une coquille dure, comme les calmars, les escargots ou les moules.

PRÉDATION
Comportement consistant à guetter, à attaquer, à tuer et à manger d’autres animaux.

REJET INDUSTRIEL
Matière qui reste après une opération chimique ou une série de transformations qui surviennent dans un mélange quelconque, une manipulation industrielle.

RÉGION PONTOCASPIENNE
Terme employé pour désigner l’origine d’organismes vivants de la steppe pontique, territoire au nord de la mer noire, passant par le sud de l’Ukraine et de la Russie, rejoignant l’est de la mer caspienne.

RÉSERVES RENOUVELABLES D’EAU DOUCE
Eau renouvelée à court terme grâce aux précipitations.

RIVERAIN
Situé ou vivant le long ou près d’un ruisseau, d’une rivière, d’un fleuve ou d’un plan d’eau. Se dit des humains vivants sur le bord d’un cours d’eau.

SALINITÉ
Concentration de l’eau en sels dissous (principalement le chlorure de sodium ou sel de table).

SÉDENTAIRE
Se dit d’une population dont l’habitat est fixe.

SÉDIMENTS
Particules (argile, sable, etc.) accumulées au fond d’un cours d’eau.

SURPÊCHE
Capture dépassant le seuil au-delà duquel le renouvellement de la ressource est menacé.

TIMONERIE
Local protégé où se trouve l’appareillage de navigation et l’homme de barre.

TRANSPORT MARITIME
Transport de personnes ou de marchandises qui se fait sur mer.

UNESCO
Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture fondée en 1946.

VOIE MARITIME DU SAINT-LAURENT
Voie de navigation inaugurée en 1959 qui s’étend de Montréal au lac Supérieur. Elle comprend 19 écluses servant à franchir les 177 mètres de dénivellation (l’équivalent d’un édifice de 59 étages) qui séparent le lac Supérieur du fleuve à Montréal.

Réponses aux jeux

Écosystème Grands Lacs-Saint-Laurent

JEU 1

Combien d’espèces de plantes et d’animaux les Grands Lacs et le Saint-Laurent renferment-ils ?

Grands Lacs: 3500
Saint-Laurent: 27000

JEU 2

Les Grands Lacs contiennent 18% des réserves d’eau douce de la planète, dont seulement 1% est renouvelable.

JEU 3

« MAGTOGOEK » : LE CHEMIN QUI MARCHE.

Portrait du tronçon fluvial

JEU 4

Charades sur les poissons d’eau douce

a) doré (do-ré)
b) maskinongé (masque-i-non-geai)

JEU 5

Peux-tu identifier ces 3 navires en examinant leur silhouette et en consultant les indices fournis ?

a) lacquier
b) cargo océanique
c) pétrolier

JEU 6

Les plus importants rapides de l’est de l’Amérique du Nord sont : les rapides de Lachine

Portrait de l’estuaire

JEU 7

Kebec : rétrécissement

JEU 8

Environ 3 millions de Québécois tirent leur eau potable du Saint-Laurent (soit 45% de la population du Québec).

JEU 9

En se nourrissant dans le lac Ontario, les anguilles absorbent du mirex, un produit qui demeure longtemps dans l’environnement. L’automne, alors qu’elles migrent vers l’océan, certaines anguilles sont dévorées par des bélugas. Ceux-ci absorbent le mirex qui s’accumule dans leur corps.

JEU 10

1. graisse
2. bleu
3. orque
4. commun
5. marsouin
6. souffle
7. béluga
8. bosse
9. Tadoussac
10. fanons

JEU 11

Les villes qui ont comme source d’eau potable le Saint-Laurent sont :

MONTRÉAL
QUÉBEC
TROIS-RIVIÈRES
LÉVIS

Les deux villes qui risquent de perdre le Saint-Laurent comme source d’eau potable sont Québec et Lévis

JEU 12

Les villes qui ont comme source d’eau potable le Saint-Laurent sont :

MONTRÉAL
QUÉBEC
TROIS-RIVIÈRES
LÉVIS

Les deux villes qui risquent de perdre le Saint-Laurent comme source d’eau potable sont Québec et Lévis

JEU 13

salicorne (sa-lit-cor-ne)

Portrait du golfe

JEU 14

Trouvez les réponses sur la carte du portrait du golfe.

JEU 15

Le produit qui contient rarement des extraits d’algues est : le pain.

Bilan de santé du Saint-Laurent

JEU 16

La Chaîne alimentaire :
5000 harengs
6000 crustacés
130000 algues microscopiques

Message à déchiffrer :
Au Québec, une eau qui contient plus de 200 coliformes fécaux par 100millilitres est considérée comme impropre à la baignade.

JEU 17

Espèces menacées ou vulnérables :
A) Béluga
B) Pluvier siffleur
C) Esturgeon jaune
D) Pygargue à tête blanche
E) Carmantine d’amérique