Visuel Forum Saint-Laurent

Nous avons le plaisir de vous annoncer que le 5e Forum Saint Laurent aura lieu à Québec les 3 et 4 novembre 2015 et qu’il aura pour thème :


L’amélioration de la qualité de l’eau : ce que nous pouvons faire de plus.


Lors de ce forum, les participants devront définir, ensemble, des orientations permettant la mise en œuvre cohérente d’initiatives contribuant à l’amélioration de la qualité de l’eau par la mise en commun d’expertises, d’outils et de ressources.

L’amélioration de la qualité de l’eau est sans aucun doute l’un des grands défis auxquels le Saint-Laurent fait face. Elle se fait « par la prise en charge des problèmes connus ou émergents affectant la qualité de l’eau tels que la contamination bactériologique et chimique, la présence de facteurs modifiant l’intégrité physique des milieux, la présence de sites contaminés, l’émergence de nouveaux contaminants ainsi que les situations de pollution ponctuelle ou diffuse » (Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent).

Jusqu’à maintenant, de grands efforts d’assainissement et la mise en place d’un cadre réglementaire, combinés à la réalisation d’études et d’activités de suivi, ont contribué à l’amélioration de la qualité de l’eau du Saint-Laurent. Depuis 30 ans, cette dernière s’est en effet améliorée, mais le Saint-Laurent demeure encore fragile et vulnérable à de nouveaux types de contaminants (Portrait global du Saint-Laurent 2014). Forts de ces acquis et devant les enjeux actuels et émergents, les acteurs du secteur de l’eau (des milieux municipal, autochtone, environnemental, économique, etc.) qui ont un intérêt et des responsabilités vis-à-vis de la gestion intégrée du Saint-Laurent ont avantage à amorcer une réflexion sur les meilleures mesures à prendre pour améliorer la qualité de l’eau du Saint-Laurent. La réduction de la pollution diffuse, par exemple, dont les sources sont parfois multiples, requiert l’implication d’un large éventail d’acteurs du secteur de l’eau.

Pour aborder cette thématique, il faut prendre en compte les enjeux relevant d’activités qui dépendent de la qualité de l’eau du Saint-Laurent. De plus, il ne faut pas perdre de vue les activités qui ont elles-mêmes des conséquences sur cette dernière et les liens intrinsèques qui existent entre les secteurs en eau douce et en eau salée. Pour être en mesure de contribuer à l’amélioration de la qualité de l’eau du Saint-Laurent, les acteurs du secteur de l’eau doivent disposer d’une information pertinente et à jour. La concertation entre ces derniers est une avenue prometteuse susceptible de conduire à des mesures concrètes.

Les participants seront invités à échanger entre eux et à élaborer des initiatives visant l’amélioration de la qualité de l’eau en abordant les trois sous-thèmes suivants : approvisionnement en eau; usages récréatifs et traditionnels; et vie aquatique.  

Approvisionnement en eau

Pour utiliser l’eau à des fins de consommation humaine, industrielle ou agricole, sa qualité doit être adéquate. Selon l’usage prévu, certains consommateurs d’eau du Saint-Laurent doivent mettre en place différents systèmes de traitement dont le choix sera influencé par la qualité de l’eau brute.

L’eau douce du Saint-Laurent constitue une source d’approvisionnement en eau potable pour plusieurs municipalités, et des enjeux de santé publique peuvent y être associés.

La qualité de l’eau requise pour l’approvisionnement industriel dépend, quant à elle, de l’usage qui en est fait. Tandis que les industries agroalimentaires ont besoin d’une eau de qualité potable, des critères de qualité différents de celui d'eau potable peuvent s'appliquer à d’autres secteurs.

L’approvisionnement en eau dans le secteur agricole, que ce soit pour l’abreuvement du bétail ou pour l’irrigation des terres, dépend également de la qualité de l’eau.

Usages récréatifs et traditionnels

La pratique d’activités liées à ces deux usages dépend en grande partie de la qualité de l’eau du Saint-Laurent. Parmi celles-ci, on trouve des activités aquatiques de contact direct avec l’eau, comme la baignade et le surf, ou de contact indirect, comme le canotage. La pêche sportive, la cueillette de mollusques et les usages traditionnels figurent également au nombre des activités susceptibles d’être affectées par la qualité de l’eau.

Le développement et le maintien de ces usages sont également liés à l’information dont dispose la population sur la qualité de l’eau, les gens devant pouvoir pratiquer leurs activités de manière sécuritaire. En effet, certaines activités peuvent avoir lieu à proximité de centres urbains ou dans des secteurs plus isolés le long du fleuve, c’est-à-dire près de sources de contamination ou loin de celles-ci.

Vie aquatique

La qualité de l’eau du Saint-Laurent est au cœur du maintien et de l’existence de nombreuses fonctions écologiques essentielles à l’équilibre des écosystèmes, telles que l’autoépuration des eaux, le piégeage des particules par les plantes, la résistance des organismes aux perturbations, la décomposition de la matière organique, les échanges gazeux avec l’atmosphère et les interactions biotiques.

Les fonctions écologiques du Saint-Laurent soutiennent d’autres services écosystémiques qui permettent la pratique d’activités économiques en eau douce et en eau salée, comme les pêches commerciales, la mariculture et les activités touristiques (chasse à la sauvagine, observation d’oiseaux et de mammifères marins, etc.).

Enfin, en raison des liens qui unissent les secteurs en eau douce et ceux en eau salée, le transport de contaminants depuis l’amont du fleuve aura des répercussions sur certaines composantes des écosystèmes marins (contamination du béluga et d’autres espèces marines exploitées ou exploitables).  Les apports fluviaux de nutriments pourront, quant à eux, avoir un impact sur la dynamique du phénomène d’hypoxie dans les eaux profondes de l’estuaire et sur les épisodes d’apparition de floraisons d’algues toxiques.