Améliorer les connaissances sur les microorganismes pathogènes provenant des sources agricoles dans les tributaires du lac Saint-Pierre

Contexte et description du projet

Quel est le risque de contamination de l’eau du lac Saint-Pierre par des microorganismes pathogènes qu’y déversent les cours d’eau tributaires? Et quel est le lien précis avec les activités agricoles ayant cours dans le bassin versant? Telles sont les préoccupations à l’origine de ce projet, qui vise à fournir de l’information nouvelle sur le sujet pour contribuer à réduire ce type de contamination à la source.

Les déjections des animaux d’élevage dans les champs et sur les aires de stockage (tas de fumier) peuvent contenir divers microorganismes pathogènes susceptibles d’atteindre les cours d’eau par ruissellement ou par l’intermédiaire des drains agricoles. D’où un risque pour la santé aussi bien de la faune que des humains. Un suivi des concentrations des bactéries indicatrices E. coli sera donc effectué dans le fleuve – en amont et en aval du lac – ainsi que dans les tributaires. Comme la résistance des microorganismes aux antibiotiques et la possibilité de transfert des gènes de résistance accroissent les risques pour la santé, on tentera aussi de mesurer cette résistance. Un suivi exploratoire des parasites Giardia et Cryptosporidium et de la bactérie Campylobacter sera aussi réalisé dans l’eau brute à quatre prises d’eau potable situées à l’embouchure de tributaires du lac Saint-Pierre et dans le fleuve en amont ou en aval du lac. Enfin, on étudiera les liens entre les organismes indicateurs ou pathogènes décelés dans les échantillons d’eau et les sources agricoles de contamination. D’autres études, par des partenaires et collaborateurs, pourraient éventuellement se greffer au projet.

Résultats

Dans le cadre de ce projet du PASL, un suivi de l’eau brute à quatre prises d’eau potable de la région du lac Saint-Pierre a été effectué dans le but de détecter la présence des protozoaires (microorganismes) Giardia et Cryptosporidium et de la bactérie E. coli. Au fur et à mesure que les résultats d’analyse de l’eau brute ont été connus, les exploitants des prises d’eau potable en ont été informés. En ce qui concerne Giardia et Cryptosporidium, l’eau brute de deux de ces prises d’eau a atteint des concentrations parmi les plus élevées de l’ensemble des prises d’eau analysées. Pour ce qui est de la bactérie E. coli, trois prises d’eau sur quatre ont largement dépassé le seuil acceptable (150 UFC/100 mL), ce qui signifie que l’eau brute est fréquemment dégradée et nécessite un traitement accru. Les résultats sont présentés aux pages 30 à 33 du rapport intitulé Bilan de la qualité de l’eau potable au Québec 2010-2014 disponible sur le site du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Ministères participants

Gouvernement du Canada

  • Santé Canada

Gouvernement du Québec

  • Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques