Synthèse du jour 1

Hélène Bouchard, Environnement Canada; Patricia Robitaille, MDDEFP

Le Saint‐Laurent est complexe et dynamique, ce qui le rend passionnant à étudier. En matinée, nous avons vu le portrait actualisé de plusieurs indicateurs environnementaux inscrits au programme. En après‐midi, nous avons vu des pistes d’amélioration de nos activités de suivi et de nouvelles informations sur l’indicateur de suivi des espèces exotiques envahissantes. Celui‐ci ne traitait initialement que des plantes, puis un volet faune a été ajouté. Comme piste d’amélioration, un des enjeux est de prendre en considération plusieurs écosystèmes constituant le Saint‐Laurent plutôt que de les étudier séparément. Ces écosystèmes vastes et diversifiés sont autant de manières de rendre plus clairs des résultats complexes.

La démocratisation de l’accès à l’information et aux données générées par le programme a également été établie comme une valeur ajoutée aux produits de diffusion actuels. Il en est aussi ressorti un besoin d’interpréter les résultats à différentes échelles d’analyse puisqu’une seule échelle d’analyse ne satisfait pas les gens qui ont besoin d’informations très pointues ou plus générales. Il faut essayer de tenir compte des différents besoins des clientèles.

Il est aussi ressorti un besoin d’arrimage à poursuivre entre les travaux de recherche et de suivi environnemental pour améliorer les indicateurs. La façon de faire rapport ainsi que la nature des indicateurs doivent prendre en compte les plus récentes connaissances pour conserver un suivi pertinent et scientifiquement valide.

Le Programme Suivi de l’état du Saint‐Laurent traite d’indicateurs d’état et ne tient pas compte d’indicateurs de pression et de réponse. Ce choix découle du champ d’expertise initial des acteurs et des créateurs du programme.

Participants écoutant la synthèse de la première journée.

Une contrainte de celui‐ci est que certains des indicateurs existants n’ont pas de seuils permettant d’optimiser leur interprétation. Comment quantifier les indicateurs à partir desquels on peut être satisfait de la situation (combien de milieux humides préservés ou réhabilités, combien de superficie de rives pour la baignade, etc.)? Il n’y pas que la communauté scientifique qui a contribué à cette discussion‐là. Nous pouvons conclure cette journée en notant que des améliorations ont déjà été apportées au programme et que les efforts doivent être maintenus. Une manière d’y arriver rejoint l’un de ses objectifs qui consiste à s’allier à de nouveaux partenaires afin de prendre en considération les besoins exprimés.