Résumé des présentations et notes biographiques

Portrait global de l'état du St-Laurent

Portrait global 2014 : un équilibre fragile

Caroline Savage, Spécialiste des indicateurs environnementaux
Monitoring et surveillance de la qualité de l’eau
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
caroline.savage2@canada.ca

Titulaire d’un baccalauréat et d’une maîtrise en sciences biologiques de l’Université de Montréal, Caroline Savage travaille à ECCC depuis 2002, notamment à titre de spécialiste en écologie végétale et en géomatique. Elle a participé à plusieurs projets, dont la recherche de la Commission mixte internationale sur l’impact des fluctuations des niveaux d’eau sur les habitats d’oiseaux palustres du fleuve. Elle a collaboré aux projets de suivi des milieux humides, des plantes envahissantes et des macro-invertébrés benthiques. Son principal champ de travail actuel est le développement et l’intégration d’indicateurs environnementaux au sein du programme Suivi de l’état du Saint-Laurent.

Résumé
Pour la troisième fois, le groupe de travail Suivi de l’état du Saint-Laurent a relevé le défi d’établir un portrait global de l’état du Saint-Laurent dans le cadre de l’Entente Canada-Québec sur le Saint-Laurent, aussi appelée « Plan d’action Saint-Laurent 2011-2026 ». Pour ce faire, le groupe a mis à profit les résultats des travaux de nombreux scientifiques appartenant aux organisations engagées dans la mise en œuvre du programme Suivi de l’état du Saint-Laurent.

Indicateurs de suivi de l'état du St-laurent

État de la population de bélugas de l’estuaire du Saint-Laurent

Véronique Lesage, Chercheur, Biologie et conservation des mammifères marins
Pêches et Océans Canada
veronique.lesage@dfo-mpo.gc.ca

Depuis 16 ans, Véronique Lesage (Ph. D.) travaille à l’Institut Maurice-Lamontagne de Pêches et Océans Canada (MPO), au Québec, en tant que scientifique responsable de la recherche sur l’écologie des cétacés, en particulier les espèces en péril. Elle étudie le béluga et d’autres mammifères marins depuis 25 ans. La plupart de ses travaux portent sur l’écologie et sur le comportement du béluga et des cétacés à fanons. Elle est l’auteure principale de trois évaluations du statut et de la biologie des bélugas de l’estuaire du Saint-Laurent et elle a publié une trentaine d’articles scientifiques et plus d'une cinquantaine de rapports et avis scientifiques pour le MPO, dont la moitié porte précisément sur les bélugas de l’estuaire du Saint-Laurent et de l'Arctique.

Résumé
La population de bélugas de l’estuaire du Saint-Laurent a été décimée par la chasse au cours du 20e siècle, ce qui a mené à sa protection au début des années 1980. Malgré cette protection, cette population a connu peu ou pas de croissance dans les décennies qui ont suivi. En 2008, 2010 et 2012, la mortalité anormalement élevée des nouveau-nés a mené à une revue approfondie de l’état de la situation. Il en ressort que le taux de déclin de cette population avoisine 1 % par année. Les facteurs potentiellement en cause peuvent être multiples; Mme Lesage a notamment examiné les charges de polluants, les changements dans l’abondance de proies potentielles, le réchauffement des conditions environnementales, l'accroissement des activités récréotouristiques et l’éclosion occasionnelle d’algues toxiques.

Enjeux globaux de l'état du Saint-Laurent

Développement d’indicateurs écosystémiques pour le secteur marin du Saint-Laurent

Yvan Lambert, Directeur
Direction des sciences démersales et benthiques
Pêches et Océans Canada
Yvan.Lambert@dfo-mpo.gc.ca

Titulaire d’un doctorat en biologie de l’Université Laval, Yvan Lambert est le directeur des sciences démersales et benthiques à l’Institut Maurice-Lamontagne, le centre de recherche de Pêches et Océans Canada pour la région du Québec. Il assure la direction et la gestion des évaluations de poissons de fond et des invertébrés marins de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, ainsi que la direction des programmes de recherche sur les poissons de fond, les invertébrés marins, l’aquaculture et les espèces aquatiques envahissantes en milieu marin pour la région du Québec.

Résumé
Des changements importants dans les conditions océanographiques de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent ont été observés au cours des dernières années. Selon différents scénarios climatiques, ces changements devraient être plus fréquents et plus soutenus dans le futur. La composition et la structure de l’écosystème du Saint-Laurent seront inévitablement modifiées par ces variations des conditions environnementales, d’où la nécessité de concevoir différents indicateurs pour suivre l’évolution de l’état de l’écosystème. Une analyse des différents programmes de suivi des espèces marines sera réalisée afin de déterminer les indicateurs écosystémiques potentiellement intéressants pour évaluer et monitorer l’état du Saint-Laurent.

La restauration de l’écosystème du lac Saint-Pierre : un enjeu de taille pour le fleuve Saint-Laurent

Philippe Brodeur, Biologiste
Direction de la gestion de la faune Mauricie et Centre-du-Québec
Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec
Philippe.Brodeur@mffp.gouv.qc.ca

Philippe Brodeur est titulaire d’une maîtrise en sciences de l’environnement de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), dont le sujet était le contrôle du meunier noir dans les lacs à omble de fontaine du Québec. Biologiste au ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs depuis 2002, M. Brodeur est actuellement affecté au suivi et à la gestion des populations de poissons du fleuve Saint-Laurent, dans les régions de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Il a participé à plusieurs travaux de recherche sur l’état des milieux humides et des communautés de poissons ainsi qu’à des travaux d’aménagement d’habitat dans la plaine inondable du fleuve.

Résumé
La perchaude du lac Saint-Pierre a connu un déclin majeur à partir du milieu des années 1990. La situation est devenue si critique que le gouvernement du Québec a décrété un moratoire de cinq ans sur les pêches commerciale et sportive de cette espèce. Le déclin de la perchaude du lac Saint-Pierre est devenu l’un des témoins de la détérioration de l’écosystème. Une étude récente indique que les perchaudes du lac Saint-Pierre sont en moins bonne santé que celles d’autres secteurs du Saint-Laurent, vraisemblablement en raison de la mauvaise qualité de l’eau du lac Saint-Pierre ou des ressources alimentaires qui y sont déficientes. C’est en réunissant l’ensemble de l’expertise disponible et en se dotant d’une vision commune que les acteurs concernés pourront entreprendre des mesures efficaces et durables pour restaurer les habitats du lac Saint-Pierre et ses populations de poissons.

Contamination par les toxiques

La qualité de l’eau des rivières Richelieu et Yamaska – La contamination par les toxiques

Denis Laliberté, Analyste du milieu aquatique
Direction du suivi de l’état de l’environnement, Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) du Québec
denis.laliberte@mddelcc.gouv.qc.ca

Denis Laliberté travaille comme analyste du milieu aquatique à la Direction du suivi de l'état de l’environnement du MDDELCC depuis 1980. Son travail porte sur l'évaluation de la contamination du milieu aquatique par les substances toxiques.

Résumé
Les données portent sur l’évolution temporelle des concentrations de BPC, de HAP, de PCDD/F et de PBDE dans l’eau des rivières Richelieu à Sorel-Tracy et Yamaska à Saint-Hyacinthe durant la période 2001-2013.

Suivi des contaminants toxiques dans l’eau du Saint-Laurent

Myriam Rondeau, Spécialiste senior en géochimie fluviale
Monitoring et surveillance de la qualité de l’eau
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
myriam.rondeau@canada.ca

Après une formation en géologie et une maîtrise en géochimie à l’UQAM, Myriam Rondeau a travaillé à ECCC à partir de 1990 à titre de chargée de projet sur la qualité des eaux. Elle s’est particulièrement intéressée à la présence et au transport des contaminants dans le fleuve Saint-Laurent. Depuis 2006, elle agit à titre de spécialiste senior en géochimie fluviale et elle est impliquée dans de nombreux projets sur la qualité des eaux au Canada.

Résumé
Le suivi des contaminants entre 2006 et 2011 a été effectué à quatre stations dans le Saint-Laurent et en Outaouais. L’analyse des résultats relatifs aux métaux, aux pesticides, aux produits pharmaceutiques et de soins personnels et aux polybromodiphényléthers (PBDE) a révélé peu de dépassements des critères de qualité établis pour la protection de la vie aquatique. Globalement, on constate qu’aux quatre stations échantillonnées, les résultats se situent dans le classe intermédiaire-bon. Les concentrations de PBDE présentent une tendance à la baisse, alors que les niveaux d’estradiol sont préoccupants.


Les sédiments du lac Saint-Pierre : les anciens et les nouveaux contaminants

Magella Pelletier, Sédimentologue
Monitoring et surveillance de la qualité de l’eau
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
magella.pelletier@canada.ca

Titulaire d’une maîtrise en géologie de l’environnement de l’Université Laval et de l’INRS, Magella Pelletier agit à titre de sédimentologue à ECCC depuis 2001. Il est aujourd’hui responsable du suivi de la qualité des sédiments dans le secteur du fleuve Saint-Laurent et du Plan de gestion des produits chimiques (CMP) au niveau national. Il a réalisé plusieurs études sur les différents lacs fluviaux du fleuve Saint Laurent et sur les substances d’intérêt émergent.

Résumé
Les sédiments du lac Saint-Pierre font l’objet d’un suivi décennal depuis plus de 30 ans. En 2013, une nouvelle campagne d’échantillonnage a permis le prélèvement d’une centaine d’échantillons, principalement dans la partie nord du lac Saint-Pierre et dans les chenaux des îles de Sorel et des îles de Berthier. Les résultats chimiques des anciens contaminants montrent une récupération du milieu depuis les dernières décennies tant pour les métaux que pour les biphényles polychlorés (BPC) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). De récentes évaluations des contaminants d’intérêt émergent montrent une contamination relativement importante des sédiments par les PBDE et donnent un premier aperçu de l’état de la situation pour les siloxanes, les phtalates, les triclosan et les BPA.

Fonctionnement de l'écosystème en eau salée

Tendances récentes des conditions physiques dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent

Peter Galbraith, Chercheur en océanographie physique
Direction des sciences océaniques et de l'environnement
Pêches et Océans Canada
peter.galbraith@dfo-mpo.gc.ca

Peter Galbraith est chercheur en océanographie physique. Il s'intéresse au climat hivernal des masses d’eaux du golfe du Saint-Laurent et à son influence persistante sur les conditions estivales qui suivent. Il siège au comité permanent de coordination du Programme de monitorage de la zone atlantique (PMZA) et il est responsable de la livraison de son programme scientifique pour la région du Québec. Chaque année, avec l'aide de collaborateurs, il rédige un document de recherche de l'état de l'océan sur les conditions océanographiques physiques du golfe du Saint-Laurent.

Résumé
Certaines conditions océanographiques de l'estuaire et du golfe du Saint-Laurent sont considérées et leur état est englobé en un seul indicateur. La température des trois couches des eaux du golfe (surface, couche intermédiaire froide et couche profonde), l'état d'hypoxie de l'estuaire du Saint-Laurent et son acidification sont étudiés. Les eaux profondes atteignent maintenant les températures les plus chaudes en 100 ans, tandis que des records d’hypoxie et d’acidité (pH) sont observés dans l’estuaire.

 

 

Tendances récentes dans les conditions océanographiques chimiques et biologiques (phytoplancton, zooplancton et algues toxiques) dans l'estuaire et le golfe du Saint-Laurent

Michel Starr, Chercheur scientifique à l’Institut Maurice-Lamontagne
Pêches et Océans Canada
michel.starr@dfo-mpo.gc.ca

Michel Starr travaille dans le domaine de l’océanographie biologique. Ses travaux de recherche sont plus particulièrement orientés vers les perturbations anthropiques de l’écosystème pélagique du golfe du Saint-Laurent, notamment l’eutrophisation et l’acidification des océans, mais il s’intéresse également à l’écologie des algues toxiques. Il est impliqué dans le Programme de monitorage de la zone atlantique et membre de plusieurs groupes de travail au Conseil internationale de l’exploration de la mer.

Résumé
Le présentateur fait une revue des tendances récentes dans les conditions océanographiques chimiques (nutriments et acidification) et biologiques (phytoplancton et zooplancton) dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. L’information provient essentiellement du Programme de monitorage de la zone atlantique (PMZA) de Pêches et Océans Canada. Ce programme a été mis sur pied pour suivre l’état des écosystèmes marins dans l’Atlantique Nord, y compris ceux de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent. Bien que le PMZA n’ait été créé qu’en 1998, il intègre des programmes de monitorage entrepris bien avant cette date, notamment le programme de monitorage océanographique à la station Rimouski (lancé en 1990) et le programme de surveillance des algues toxiques/nuisibles (lancé en 1989).

État de la situation des espèces aquatiques envahissantes dans le Saint-Laurent marin au Québec

Nathalie Simard, Biologiste senior
Pêches et Océans Canada
Nathalie.Simard@dfo-mpo.gc.ca

Nathalie Simard est titulaire d’un baccalauréat en biologie (1988) et d’une maîtrise en écologie marine de l’Université Laval (1994). À titre de biologiste senior, elle coordonne le programme de monitorage des espèces aquatiques envahissantes (EAE) de Pêches et Océans Canada dans la région du Québec et elle participe à la réalisation de plusieurs projets de recherche dans ce domaine.

Résumé
Les résultats de la conception d’un indice d’envahissement des espèces aquatiques envahissantes (EAE) présentes dans les différents secteurs maritimes du Québec seront présentés dans le but de dresser un bilan global de la situation de ces espèces.

 

Fonctionnement de l'écosystème en eau douce

La qualité de l’eau du secteur fluvial : paramètres physicochimiques et bactériologiques – 2000-2014

Serge Hébert, Coordonnateur des réseaux de suivi de la qualité des cours d’eau
Direction générale du suivi de l’état de l’environnement, Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC)
serge.hebert@mddelcc.gouv.qc.ca

Après une formation en biologie et en sciences de l’eau à l’Université Laval et à l’Institut national de la recherche scientifique – Centre Eau Terre Environnement (INRS-ETE), Serge Hébert a agi à titre de spécialiste de la qualité de l’eau à la Direction générale du suivi de l’état de l’environnement du MDDELCC à partir de 1991. Aujourd’hui coordonnateur des réseaux de suivi de la qualité des cours d’eau, il a réalisé plusieurs études sur la qualité de l’eau du fleuve Saint Laurent.

Résumé
Pour les années 2012 à 2014, l’état de la qualité de l’eau du Saint-Laurent était jugé intermédiaire-bon; 52 % des 27 sites de suivi présentaient une eau de bonne qualité selon l’IQBP. Entre 2000 et 2014, la situation a peu évolué : le pourcentage de sites dont la qualité est considérée comme bonne ou satisfaisante a fluctué autour de 81 %. Quant au pourcentage de sites de mauvaise ou de très mauvaise qualité, il a diminué, passant en moyenne de 13 % entre 2000 et 2007 à 8 % entre 2008 et 2014.

Que nous révèlent les communautés benthiques du Saint-Laurent sur l’état des écosystèmes aquatiques?

Alain Armellin, Chargé de projet, Faune et flore aquatiques
Monitoring et surveillance de la qualité de l’eau

Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
alain.armellin@canada.ca

Après une formation en biologie et en environnement et prévention à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et à l’Université de Montréal, Alain Armellin a agi à titre de spécialiste de la biosurveillance de la qualité de l’eau à la Direction des sciences et de la technologie de l’eau d’ECCC à partir de 2004. Il coordonne les activités du Réseau canadien de biosurveillance aquatique (RCBA) au Québec depuis 2006.

Résumé
Les invertébrés benthiques présentent une grande gamme de sensibilités par rapport aux perturbations, qu’elles soient d’origine physique, chimique ou biologique. Ainsi, le suivi des variations de leur diversité et de leur abondance permet d’évaluer l’état d‘intégrité des écosystèmes aquatiques d’eau douce. Cette présentation expose les variations temporelles de l’état de santé des écosystèmes aquatiques au lac Saint-Pierre de 2004 à 2014. Durant cette période, plus de 241 genres d’invertébrés ont été observés au lac Saint-Pierre. On y a observé un minimum d’abondance en 2006, alors qu’un maximum a été dénombré en 2012.

État de santé des communautés de poissons d’eau douce du fleuve Saint-Laurent

Marc Mingelbier, Biologiste-chercheur en écologie aquatique
Direction de l’expertise sur la faune aquatique, Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) du Québec

Marc.Mingelbier@mffp.gouv.qc.ca

Biologiste-chercheur en écologie aquatique, M. Mingelbier travaille depuis 1996 pour le ministère responsable de la Faune au Québec (actuellement le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs). Ses travaux, qui portent principalement sur l’habitat du poisson dans le Saint-Laurent, consistent en l’analyse des débarquements historiques des pêches, en la conception de modèles spatiaux d’habitats du poisson pour étudier notamment les effets des changements climatiques et de la régularisation du débit du Saint-Laurent, en la production biologique de marais aménagés dans la plaine inondable du Saint-Laurent et en la conception de nouvelles passes migratoires multiespèces.

Résumé
Les communautés de poissons du fleuve Saint-Laurent sont spatialement hétérogènes et temporellement dynamiques. Ce dynamisme peut s’expliquer, entre autres, par les caractéristiques naturelles des habitats et par des perturbations d’origine anthropique. Il importe de comprendre les effets de ces facteurs pour interpréter correctement les fluctuations temporelles observées dans les communautés de poissons. Le bilan des 20 dernières années de suivi du Saint-Laurent met en lumière certains enjeux qui touchent l’ensemble du système et d’autres enjeux qui ont des répercussions à l’échelle régionale. Cette présentation dresse un bilan de l’état de santé des poissons du Saint-Laurent en se basant sur des indicateurs concernant la communauté de poissons, certains stocks exploités et des habitats importants, et elle dresse en parallèle un tableau des principales pressions qui agissent sur ces composantes de l’écosystème du Saint-Laurent.

Évolution de l’occupation du sol le long du Saint-Laurent 2000-2015

Guy Létourneau, Chargé de projet, Télédétection
Monitoring et surveillance de la qualité de l’eau
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
guy.letourneau@canada.ca

Titulaire d’un baccalauréat en géographie physique et d’une maîtrise en géographie et télédétection de l’Université de Sherbrooke, Guy Létourneau travaille à Environnement et Changement climatique Canada depuis 1991 à titre de chargé de projet en télédétection. Il est responsable du suivi de deux indicateurs du programme Suivi de l’état du Saint-Laurent : la composition des milieux humides et l’occupation du sol. Il travaille aussi à l’implantation de la surveillance de la qualité de l’eau de certains plans d’eau à l’aide de la télédétection.

Résumé
L’occupation du sol le long du Saint-Laurent est en constante évolution. Une analyse de bassins versants sélectionnés en fonction des résultats de la dernière fiche d’information a été réalisée afin de mieux comprendre la pression que peut exercer l’évolution de l’occupation du sol sur la qualité de l’eau du fleuve. Une comparaison des cartographies de l’occupation du sol de 2000 avec celles de 2015 a permis d’observer les changements et de déterminer l’état de cet indicateur.

Les milieux humides en eau douce

Martin Jean, Chargé de projet, Milieux humides
Monitoring et surveillance de la qualité de l’eau
Environnement et Changement climatique Canada (ECCC)
martin.jean@canada.ca

Titulaire d’un doctorat en sciences biologiques de l’Université de Montréal, Martin Jean travaille à ECCC depuis 1993. Il agit à titre de spécialiste de la biosurveillance des milieux humides à la Direction des sciences et technologies de l’eau d’ECCC depuis 2002. Il a dirigé plusieurs projets de suivi des milieux humides et des plantes envahissantes, en plus de collaborer au suivi des macro-invertébrés benthiques. Son principal champ de travail actuel est le suivi biologique, l’intégration de l’information, sa diffusion et l’assurance qualité de projets de suivi environnementaux.

Résumé
L’indicateur de la superficie des milieux humides en eau douce a été modifié pour incorporer quatre aspects : la pression anthropique directe sur la superficie, la dynamique interne des milieux humides, la diversité des habitats humides et la protection des milieux humides contre des agents stressants externes. Les secteurs des îles de Boucherville et du lac Saint-Pierre ont été examinés durant une période s’échelonnant des années 1970 à 2010. L’état général des milieux humides de ces secteurs est qualifié d’intermédiaire-bon et la tendance générale est stable.

Suivi des plantes exotiques envahissantes dans les milieux humides du Saint-Laurent, en collaboration avec les collectivités

Isabelle Simard, Coordonnatrice aux espèces floristiques exotiques envahissantes
Direction du patrimoine écologique et des parcs, Ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) du Québec
isabelle.simard@mddelcc.gouv.qc.ca

Titulaire d'un doctorat en sciences de l'environnement de l'Université du Québec à Chicoutimi, Isabelle Simard coordonne le dossier des espèces floristiques exotiques envahissantes (EEE) au MDDELCC depuis 2006. Elle met présentement sur pied des réseaux de détection et de suivi des plantes exotiques envahissantes et élabore des outils de sensibilisation et de prévention pour limiter l’introduction et la propagation des EEE.

Résumé
Plusieurs espèces de plantes introduites affectent les milieux humides du Saint-Laurent. La progression des espèces les plus problématiques est suivie depuis 2007 par les collectivités. Cette présentation expose les tendances observées, les secteurs les plus touchés et les secteurs à surveiller.





Place aux collectivités - Présentations Eau douce

État de la renouée du Japon dans la Communauté métropolitaine de Montréal

Ophélie Drevet, Chargée de projet
Comité ZIP Jacques-Cartier
cprojets@zipseigneuries.com

Ophélie Drevet est titulaire d’un baccalauréat en sciences biologiques et écologiques de l’UQTR et d’une maitrise en science de l’eau de l’INRS-ETE. Sa recherche portait sur les conséquences métaboliques et sur la répartition subcellulaire des métaux accumulés chez les perchaudes juvéniles exposées à un mélange de cadmium et de nickel. Mme Drevet a acquis de l’expérience dans différents domaines, comme l’agriculture, l’éducation relative à l’environnement et l’écotoxicologie. Après avoir travaillé plus d’un an comme chargée de projet à l’Organisme de bassin versant du Témiscamingue, elle s’est jointe à l’équipe du Comité ZIP des Seigneuries pour poursuivre sa carrière dans le domaine de la gestion de l’eau.

Résumé
De 2012 à 2015, le Comité ZIP Jacques-Cartier a étudié la renouée du Japon dans le but de stopper son introduction et de freiner sa propagation. Une caractérisation a été réalisée, des méthodes de lutte ont été testées et des outils de sensibilisation ont été rédigés.

Le marais Saint-Éloi : aménagements fauniques en milieu agricole

Mylène Vallée, Directrice
Comité ZIP Les Deux Rives
mvallee@zip2r.org

Mylène Vallée est directrice générale du Comité ZIP Les Deux Rives. Elle est titulaire d'un baccalauréat en géographie et d'une maîtrise en sciences de l'environnement de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Avec son équipe, elle coordonne plusieurs projets visant la mise en valeur et la conservation du fleuve Saint-Laurent.

Résumé
Le projet d’aménagements fauniques en milieu agricole au marais Saint-Éloi est une initiative qui favorise la synergie entre plusieurs secteurs d’activité, dont les milieux agricole, municipal, faunique et de la recherche. C’est un exemple de projet concerté qui mène à des actions susceptibles d’être profitables aux différents usagers du territoire.

Place aux collectivités - Présentations Eau salée

Caractérisation des milieux humides et des espèces exotiques envahissantes dans la région de Charlevoix, 2014-2015

Joanie Bélanger, Bureau d’écologie appliquée
Comité ZIP Saguenay-Charlevoix
joanie.belanger@coop-ecologie.com

Joanie Bélanger a acquis une expertise en caractérisation d’écosystèmes ainsi qu’en botanique à la suite des nombreux inventaires écologiques qu’elle a réalisés dans différentes régions du Québec. Elle exerce son expertise au Bureau d’écologie appliquée en tant que chargée de projet. Ces inventaires visent, entre autres, les plantes rares, les milieux humides et les espèces envahissantes. Elle s’intéresse également à la valorisation, à la préservation et à la transmission des savoirs liés aux plantes. Elle a effectué la caractérisation des milieux humides et l’inventaire des dépotoirs sauvages dans la région de Charlevoix pour le Comité ZIP Saguenay-Charlevoix lors des inventaires de 2014.

Résumé
Le projet consistait à faire l’inventaire des dépotoirs sauvages et la caractérisation des milieux humides compris dans le corridor fluvial des deux MRC de Charlevoix. Il a permis de poser un premier diagnostic sur la diversité et la richesse des milieux humides dans cette partie du fleuve Saint-Laurent et d’évaluer la problématique des espèces exotiques envahissantes dans ce corridor.

Étude des courants de surface de la baie des Chaleurs à l’aide de bouées dérivantes

Geneviève Lemoyne, Directrice
Comité ZIP Baie des Chaleurs
info@zipgaspesie.org

Directrice du Comité ZIP Baie des Chaleurs depuis quatre ans, Geneviève Lemoyne est titulaire d’un baccalauréat en biologie. Elle travaille depuis six ans en sensibilisation et concertation en environnement. Ainsi, elle a touché à des sujets aussi divers que la réalisation d’un plan directeur de l’eau, la production d’inventaires fauniques et la mobilisation à l’égard des changements climatiques.

Résumé

En réponse aux inquiétudes de citoyens formulées à la suite de l’annonce de l’implantation d’une cimenterie à Port-Daniel–Gascons et d’un projet de port pétrolier à Belledune, le Comité ZIP Baie des Chaleurs et l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER) ont collaboré à un projet de déploiement de bouées dérivantes qui a permis de caractériser la dérive et la dispersion des eaux de surface, qui subissent les effets conjugués du vent, des courants et des vagues, et de tester la validité du modèle prévisionnel de Pêches et Océans Canada.

Restauration expérimentale d’un herbier de zostère marine dans la baie Mitis

Étienne Bachand, Directeur adjoint du Comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire
zipse@globetrotter.net

Titulaire d’une maîtrise en géomorphologie côtière de l’Université du Québec à Rimouski, Étienne Bachand a rejoint l’équipe du Comité ZIP en 2010 en tant que chargé de projet. Il y occupe le poste de directeur adjoint depuis 2014.

Résumé
Le Comité ZIP du Sud-de-l’Estuaire a entamé, en octobre 2013, un projet de restauration expérimentale de 1 300 plants de zostère marine (Zostera marina L.) dans la baie Mitis. Ce projet consistait à tester trois techniques de transplantation et une culture de zostère marine dans des bassins à flots continus.