Poursuivre le suivi des données des vitesses des navires

Contexte et description du projet

En 2000, l’industrie maritime a adopté une mesure volontaire de réduction de la vitesse des navires dans quatre zones situées entre Sorel et Montréal, afin d’atténuer l’érosion causée par le battement des vagues produites par les navires sur le rivage. L’érosion des berges est un phénomène complexe engendré par plusieurs facteurs naturels, dont les glaces, les vagues de vent, les courants et les crues. Mais elle est aussi en partie attribuable à des causes d’origine humaine, notamment les vagues produites par le remous des navires, ce qu’on appelle le « batillage ». Dans la première Stratégie de navigation durable pour le Saint-Laurent (p. 57), on lit que l’érosion a grugé plus de 700 000 m3 de matériaux sur les rives du tronçon Sorel-Montréal, de 1964 à 1983, ce qui équivaut à un recul moyen des rives de 1,6 mètre par année. Une telle érosion entraîne plusieurs conséquences environnementales : destruction d’habitats et augmentation de la turbidité de l’eau, pour n’en mentionner que deux.

La directive de ralentissement volontaire des navires a été largement suivie depuis son adoption. D'ailleurs, depuis 2012, le taux de conformité est d'environ 98%. Toutefois, il demeure nécessaire de pratiquer une surveillance pour en assurer le succès et pour en documenter l’efficacité. Le projet du PASL est de poursuivre le suivi amorcé dans les phases antérieures.

Résultats

Un système d’identification automatique (SIA) a été installé sur tous les navires qui circulent sur le fleuve Saint-Laurent pour mesurer leur vitesse en temps réel. Un rapport mensuel présentant ces mesures est acheminé au Comité de concertation Navigation du PASL, dont plusieurs membres sont issus de l’industrie maritime. Chaque mois, Transports Canada envoie un rapport sur le taux de conformité, et les associations d'armateurs et de pilotes relaient l'information à leurs membres.

Cette mesure volontaire, en vigueur depuis 2000, représente un grand succès, puisque le taux moyen de conformité ne cesse d’augmenter avec les années. En effet, il s’est maintenu à 98 % en 2014 et 2015. Le projet se poursuivra dans la prochaine phase du PASL (2016-2021) avec pour objectif d’atténuer l’érosion des berges dans les secteurs où la mesure est appliquée.

Ministères participants

Gouvernement du Canada

  • Transports Canada
  • Pêches et Océans Canada

Gouvernement du Québec

  •  Ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports