Utiliser les données satellites pour gérer les risques d’inondations en sécurité civile

Le satellite canadien RADARSAT-2 prend des images radar du Canada sur une base régulière. En collaboration avec l’Agence spatiale canadienne (ASC), Sécurité publique Canada et le ministère de la Sécurité publique (MSP) du Québec, des spécialistes de l’Institut national de la recherche scientifique — Eau Terre Environnement (INRS-ETE) ont créé un algorithme informatique qui transforme ces données brutes en cartes pratiques, actualisées en peu de temps. Ainsi, il est désormais possible pour les conseillers du MSP de surveiller la couverture de glace, les embâcles et la crue des rivières où l’on observe des problématiques de récurrence. Grâce à ces cartes, le MSP peut planifier efficacement ses interventions sur le terrain et soutenir les municipalités. De plus, ces dernières peuvent suivre directement l’état de la situation grâce à la plateforme géomatique du ministère. Ces produits sont aussi disponibles au public par l’entremise du site Web des données ouvertes du gouvernement du Québec.

Au cours de cette nouvelle phase du projet, nos experts visent à améliorer cette technologie, en collaboration avec l’ASC et son projet GRIP. En prenant comme exemples le bassin de la rivière Chaudière et les îles de la grande région de Montréal, ils les appliqueront à d’autres rivières inondables du Québec, tout en raffinant les algorithmes qui leur permettent d’analyser l’étendue des inondations en eau libre dans des milieux géographiques variés (urbains, forestiers, agricoles, etc.) Ils pourront aussi mieux surveiller l’effet des tempêtes d’hiver sur l’érosion des côtes. Ils souhaitent également créer de nouveaux outils pour surveiller d’autres catastrophes naturelles, comme les feux de forêt. Finalement, ils souhaitent partager cette technologie avec les autres provinces et intervenants au Canada.


Mettre sur pied le Comité de concertation sur les changements climatiques

Les changements climatiques affectent l’écosystème du fleuve Saint-Laurent tout autant que son potentiel commercial. Dans la phase précédente du PASL, en collaboration avec Ouranos, le consortium sur la climatologie régionale et l’adaptation aux changements climatiques, le comité préliminaire a préparé un état des lieux sur les connaissances en matière d’adaptation en ce qui a trait spécialement au Saint-Laurent.

Pour cette nouvelle phase du PASL, le Comité de concertation sur les changements climatiques sera mis sur pied. Celui-ci réunira les différents acteurs concernés, issus des différents ordres de gouvernement et de la société civile, afin de favoriser le partage de connaissances et, ultimement, l’efficacité des interventions dans ce domaine. Le Comité examinera les usages du fleuve sous l’angle de la vulnérabilité aux changements climatiques et favorisera le partage de l’information entre les acteurs clés.